Thérapie versus éveil à soi : les vertus du temps

toile-araignéeBonjour à tous !

Cet article est la suite de celui que j’ai rédigé précédemment : Accumulation de problèmes et résolution instantanée. J’ai évoqué la formidable possibilité qui permet certaines fois de beaux raccourcis dans le déblaiement de la souffrance. Un tel article aura pu vous donner l’impression que cette manière de travailler en partenariat avec la Nature répond merveilleusement au « vite fait bien fait » qui plaît tant à nos contemporains. L’humain s’accélère à tous les niveaux et vit de plus en plus vite : répondre à cette exigence de rapidité peut sembler séduisant. Aussi, j’aimerais prolonger ce premier volet par une autre réalité, qui elle s’inscrit dans le temps, avec de nombreuses vertus.

Mais d’abord il va me falloir introduire une distinction. En effet, tous les humains ne se questionnent pas de la même façon sur leur vécu, et surtout ils ne mettent pas en œuvre les mêmes réponses. Les deux grands axes de réponse à un mal-être peuvent se décrire comme suit : d’un côté vous avez la thérapie qui, selon le regard que je porte sur elle, consiste à réaménager la maison intérieure, et de l’autre vous avez ce qu’on peut appeler l’éveil à soi, qui consiste à laisser tomber toute la maison, jusqu’à la dernière brique.

Une autre image pour exprimer ces deux démarches bien différentes en termes de résultat, et que j’aime beaucoup tant elle représente merveilleusement le phénomène de l’éveil progressif à soi – perçu dans son mouvement global – pourrait être celle-ci :

galaxie-1

Quand vous choisissez de travailler en thérapie, vous vous contentez de réaménager la périphérie de la ceinture d’étoiles et d’astéroïdes. Et que je te pousse un peu cette planète, et que je te décale l’amas de poussière… C’est de la déco intérieure. Notez que cela n’a rien de mauvais en soi car cela procède de la même force que l’autre démarche : c’est l’amour qui cherche sa voie, c’est tout. Sauf qu’à un certain stade, on décore, redécore, et réaménage sans cesse l’intérieur.

Jusqu’au jour où. Vient une lassitude, un beau matin, une lassitude de tout ce mouvement de décoration intérieure qui ne semble toujours nous satisfaire que provisoirement. Ce ras-le-bol, quand il est vraiment sincère et relève d’une maturité de l’âme, amène presque mécaniquement à la conclusion suivante : marre de réarranger les rideaux, tout ça pour quoi ? Puisque toute cette agitation semble vaine, je laisse tomber et m’en remets au mouvement supérieur.

Car voyez-vous, la thérapie émane certes de l’amour, ceci est incontestable, mais elle provient d’un mouvement mineur intérieur, là où existe aussi une autre possibilité, celle d’un grand mouvement intérieur. Or, le mouvement mineur tente parfois d’aller à rebours du grand mouvement… Et puis un jour, cela suffit. Marre de lutter, alors on se laisse porter. Enfin. Et la conséquence directe de ce lâcher-prise plus ou moins total est l’installation dans le moment présent.

Ceci est le début d’un autre type de voyage. Le travail avec les intelligences de la Nature est une invitation, toujours alignée sur le respect de chacun et dans l’énergie d’amour. Si vous voulez aménager votre intérieur, cela sera fait. Mais je constate que ma clientèle qui commence de la sorte finit au bout de quelques années généralement par amorcer en douceur ce changement de regard. Le grand mouvement commence à être perçu, et l’inutilité relative des mouvements mineurs apparaît en douceur. Un réveil se produit.

Tout ceci, quand vous le travaillez avec la Nature, prend du temps. Regardez la photo de la galaxie : vous avez vu le tas de machins en périphérie qui se dirigent vers le centre ? L’idée est celle-ci : intérieurement nous vivons dans l’éveil à soi un effondrement dans l’amour. C’est comme un retournement géant vers un centre qui absorbe tout, peu à peu. Et ceci a de nombreuses incidences au plan physique et énergétique – ajustements qui demandent du temps pour être bien intégrés. La psychée doit elle aussi suivre, car tous nos rôles chéris vont s’effondrer un par un. Cela demande du courage, vraiment, car ce que nous allons regarder là, dans le moment présent sans cesse réinvesti, ce sont nos propres constructions. Et généralement nous avons peur de voir tomber l’édifice d’une vie… Mais au bout du compte – et cela il vous faudra le vivre un jour pour l’éprouver vraiment dans votre corps – ce qui reste quand les murs commencent à tomber c’est un puits de joie, de tranquillité mêlée de force, de vastitude mêlée de petitesse, d’enthousiasme, d’énergie. Quand la maison n’est plus, dans l’espace libéré, nous découvrons généralement que TOUT y est. Et ça rigole là-dedans !

Voilà donc un autre aspect auquel mène ce travail holistique avec la Nature : réaligner,galaxie-2 rééquilibrer, alléger sont des axes d’intervention qui amènent progressivement à laisser l’amour enfoui dans nos profondeurs chercher son chemin vers la surface. Dans la durée – raisonnez en années – le soleil intérieur devient peu à peu une super-nova qui absorbe tout en son centre et qui croît en intensité. Ce chemin-là s’ouvre en nous quand nous sommes prêts, et notamment quand nous acceptons de ne plus nous poser la question du « combien de temps cela va prendre ? ». Je parle donc là d’une de ces décisions intérieures sans retour, de celles que l’on prend quand on a vraiment fait le tour d’un tas d’habitudes et qu’on décide de passer à autre chose. Et dans ce mouvement de retour au cœur de l’amour, ici et maintenant, le temps lui-même finit par s’abolir dans l’instant.

Gaëlle


A propos de l’auteur

Gaelle-BERNY-Automne-2Praticienne en médecines douces je combine la kinésiologie et le magnétisme pour remettre en équilibre les personnes qui me consultent, avec d’excellents résultats.

Plus d’infos sur mon site professionnel :  http://www.gaelleberny-magnetisme.com/


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2 réflexions sur “Thérapie versus éveil à soi : les vertus du temps

  1. La question qui m’est venu un matin de la semaine dernière en sortant boire à 6h00 du matin mon jus de citron : Comment l’être humain peut-il continuer à être rationnel quand il découvre l’immensité du ciel ? Il n’est pas si facile d’intégrer que nous ne faisons qu’UN avec le TOUT.

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