Quand le bouddhisme passe à la poubelle

paille-orageBonjour à tous !

Aujourd’hui, un article écrit au rasoir. Attention les yeux, ça va piquer un peu ! Vous voilà prévenus. Mon thème du jour va consister à mettre un coup de pied dans une de ces belles fourmilières qui ont tendance à se développer fortement un peu partout… Aujourd’hui, je vous propose d’enlever vos lunettes sympathisantes du bouddhisme pour aller jeter un œil plus neutre – ou « point zéro » selon mes propres termes – sur le sujet.

Entendons-nous bien : je n’ai pas de contentieux avec le bouddhisme, non. Ma ligne directrice personnelle se situe plus du côté de la vastitude de la vie (ce qui de prime abord semble ressembler aux idées défendues par le bouddhisme). Mais, de la même façon qu’un jour l’élève doit dépasser le maître ou l’enfant s’affranchir du père pour se révéler dans sa plénitude, si vous êtes vraiment honnêtes avec vous-même dans votre parcours spirituel vient un moment où certaines choses vont forcément passer à la trappe. Forcément. Et certains jours, le processus ne fait pas dans la dentelle.

Mais commençons par la fin, si vous le voulez bien. La vie, quand elle vous traverse à son point d’équilibre, est complètement neutre. Le monde sous vos yeux est silencieux, sans qualificatifs ni étiquettes d’aucune sorte, plein d’une épaisseur d’amour incroyable, sans mots, qui se traduit aussi bien pour un arbre, qu’un enfant ou un bout de tuyau en plastique. Si, j’te jure, c’est du vécu. Cette vie majuscule et silencieuse est un tourbillon d’énergie constamment en mouvements divers qui se résolvent en s’aimant, c’est-à-dire en s’enroulant librement les uns avec les autres et en formant une force stable et solidaire : c’est ça le point zéro. A vivre, dans son ventre, et son corps, c’est une merveille. Chez moi, c’est encore en « courant alternatif », mais quand c’est là, c’est du bonheur, simple et profondément ressourçant.

Beaucoup de gens recherchent cet état. C’est une bonne chose : car il est notre promesse originelle à tous. Le bouddhisme représente actuellement une des voies vers cet éveil à la vie majuscule. Et le bouddhisme, mal compris, va avoir tendance à t’enfermer, comme tout ce qui sera mal compris d’ailleurs. C’est ainsi que j’ai eu l’occasion ces derniers mois de faire l’expérience de retrouvailles avec ma part non-compatissante, non-généreuse, non-gentille et même carrément « tata-flingueuse ». Ouaip. Et des rêves qui vous montrent l’arme au poing en train de flinguer à tout crin et dont vous vous réveillez complètement serein et épanoui… Au début, ça fait bizarre ! Et puis, vient la sagesse en arrière-plan. Y aurait pas comme un excès de gentillesse, de compassion, d’amour pour les autres ? Ben parfois si. Et vu les injonctions de gentillesse, de compassion et d’amour pour les autres qui parsèment les rayons de librairies, à mon avis, le mal est plus répandu que ce qu’on croit.

Un jour où l’autre, si nous voulons vraiment vivre en unité avec nous-même, au-delà de toutes nos petites histoires qui nous arrangent, faudra réintégrer le méchant. Lui redonner sa place et reconnaître ses vertus aussi. Dire non, dire stop, gronder en menaçant ne font pas de vous des monstres. Ce sont des polarités d’expression de la vie en vous qui n’ont guère droit de citer socialement parlant. Et pourtant ! Ramener au point d’équilibre, c’est-à-dire dans un entrelacement avec la générosité, la gentillesse et la compassion existant en vous-même, votre énergie plus coupante, celle qui éradique sans sourciller, celle qui dégaine sans culpabiliser, juste parce que « c’est cela qu’il convient de faire ici et maintenant », vous permet alors de contacter à nouveau en vous cet espace de vastitude immense, paisible et rieur, que j’évoquais plus haut. Point zéro.

Je vais aller encore un cran plus loin, au cas où vous croiriez encore à ce point de la lecture que tout cela n’est qu’un spectacle qui se raconte dans la tête. Le bouddhisme, comme d’ailleurs toutes nos « affiliations » diverses et variées – religieuses ou d’appartenances communautaires – laisse des traces dans votre champ d’énergie. Il structure votre aura, et un jour où l’autre, il faudra vous en défaire. Franchir toutes les lignes, y compris celle des refuges et des habitudes. Les mémoires liées à ces appartenances sont prégnantes et nous suivent d’une vie à l’autre. Mais cela aussi peut s’effacer, se dissoudre, et se défaire. Juste derrière, la liberté d’être, la joie de se mouvoir sans culpabilité d’habiter aussi notre pôle non-compassionnel.

C’est probablement quand on commence à réaliser vraiment que personne sur Terre n’a besoin de nous en vérité…. Que notre présence devient utile, réellement.

Osez être vous, sans les dogmes de toutes natures, osez simplement ! Et souriez !

Gaëlle


A propos de l’auteur

GBerny-022016Praticienne en médecines douces je combine la kinésiologie et le magnétisme pour remettre en équilibre les personnes qui me consultent, avec d’excellents résultats.

Plus d’infos sur mon site professionnel :  http://www.gaelleberny-magnetisme.com/


 

(photo : https://fr.pinterest.com/pin/73394668903669839/ )

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