Exercer une contrainte pour trouver la paix

enfant-chevalBonjour à tous !

Aujourd’hui je vous propose une petite exploration à la croisée des mondes naturel et humain. J’avais envie de vous parler d’un sujet qui gagne à être connu et développé sainement au cœur de nos vies : à savoir, exercer une contrainte en bonne intelligence.

La plupart des gens aujourd’hui ne savent pas recourir sainement à la notion de contrainte. C’est d’ailleurs tout l’enjeu qui consiste collectivement à sortir d’une société violente et coercitive pour aller vers des modes relationnels plus respectueux des êtres et de leurs potentiels. Dans nos codes sociaux, la violence est confondue avec la contrainte. Le sous-jacent à ces dynamiques est la non-confiance en l’autre (capable d’exercer son élan de liberté au détriment du nôtre, vous imaginez !!!) et la non-confiance en soi (perçu comme envahissable, ou non-capable de faire respecter tranquillement et sans effort son espace). La violence est une réponse inappropriée à une situation de déséquilibre.

Pourtant, de multiples changements sont en cours actuellement dans le monde. Les courants d’actions citoyennes non-violentes mais contraignantes émergent un peu partout : boycotts des marques non respectueuses de l’environnement, manifestations pacifiques pour réaffirmer ce qui nous tient à cœur (et non uniquement protester), émergence d’une parentalité positive pour revoir nos modes éducatifs…

Je vois personnellement tout ceci d’un bon œil. Et j’avais envie de vous dire ici pourquoi, en co-écrivant ce blog avec les intelligences de la Nature. Nous parlons donc à nouveau d’une seule voix.

Je regardais hier soir un reportage sur Arte qui m’a donné l’idée de ce blog. On y voyait des bavarois aux prises avec un problème lié aux zones de nidification des freux, de gros corbeaux bruyants qui incommodent le voisinage. Les propriétaires de la zone souhaitaient inviter ces gros oiseaux à se déplacer pour aller nidifier plus loin. Pas simple quand ils sont en colonie (et ont sûrement de bonnes raison de choisir ce bout de parc-là pour faire leurs couvées).

D’anciennes méthodes décrites dans le reportage consistaient à prendre un fusil pour tirer dans le tas, ou encore monter dans les nids et secouer les œufs… Ceci correspond à la réponse violente, qui signale un désarroi d’un côté et témoigne d’un sentiment d’agression quant à cette situation. Les moyens semblent bien exagérés à bien y regarder.

Dans le reportage, il était flagrant que les personnes cherchant des solutions à ces phénomènes gênants se trouvaient également émues par le fait d’avoir à tuer cette forme de vie ou ses œufs. Nul n’est vraiment serein quand la réponse consiste à éradiquer purement et simplement. C’est sans doute pour cela que la vie cherche d’autres voies. Celle montrée dans le documentaire comportait un double volet, qui rejoint la notion de contrainte saine telle que nous l’appréhendons avec la Nature dans notre regard (et dans notre travail en énergétique) :

D’abord, repérer une zone de couvoir disponible à proximité. Les forêts de Bavière étant vastes, il n’a pas été difficile de situer un autre site à proximité vers lequel les oiseaux devraient pouvoir nidifier en paix. L’idée là est de préparer la nouvelle zone (pas d’abattages intempestifs durant la période de nidification par exemple). Ceci s’opère en réalité dans le monde physique et dans le monde subtil : quand vous réfléchissez à des alternatives, vous devenez non plus vecteur d’exclusion (rejet) mais vous devenez inclusif (je te considère, tu as aussi ta place, et je prends cela en compte). Cette vibration vient du cœur, elle est différente de la première fondée sur la peur. L’amour trouve des solutions inclusives, sans pour autant être bêtement bisounours. Ceci est l’objet du second volet.

Dans un second temps, il s’agit de faire sentir aux freux installés au bout du parc que l’endroit n’est plus sûr pour eux. Le propriétaire mandate donc un fauconnier, le faucon étant un gêneur dangereux pour les freux. S’il a très faim, il peut les attaquer. S’il a déjà été nourri, il va juste les gêner, les déranger, les inquiéter. Le fauconnier lâche ainsi son faucon plusieurs fois par jour, le ventre plutôt plein, au-dessus des nids. Les freux s’envolent, encore, et encore. Ils sont dérangés. La contrainte modifie la qualité de leur vécu en ce lieu… Ils finissent, à force de répétition, par déménager et rejoindre une forêt proche. La solution a donc été trouvée.

Ce type de démarche me rappelle une autre histoire, elle aussi incluant nos rapports avec la Nature : sur un chemin fréquenté de campagne, une femme réalise un jour qu’une fourmilière vient de sortir de terre en plein milieu. Elle ressent de la gêne, mais aussi de la compassion : elle sait que ces fourmis vont se faire piétiner en restant là. Parlant alors depuis son cœur (ce que les enfants savent faire par exemple avec succès !) elle s’adresse aux fourmis en leur disant : vous devriez déplacer votre fourmilière sur le côté de ce chemin, car en restant là vos maisons vont être détruites.

48h plus tard, la fourmilière n’est plus là. Plus loin, sur le côté, dans les hautes herbes, le monticule apparaît. Le message a été entendu.

La même histoire existe dans le livre qui raconte l’histoire du site de Findhorn en écosse : dialogue avec le déva des taupes pour demander le déplacement d’une taupe qui sort plein de terre dans le jardin… Et la taupe se déplace de quelques centaines de mètres en quelques jours, pour aller dans un champ libre où elle ne dérangera pas, et ne sera pas dérangée.

Dans l’exercice d’une contrainte saine, chacun doit y trouver son compte. Toutefois, vous avez besoin d’être clair sur vos besoins, et sur ceux de l’autre, de façon à trouver un moyen intelligent de placer votre contrainte, en respectant l’autre dans son intégrité. La contrainte ne doit pas être violente, elle doit simplement placer un obstacle (risque de perdre sa maison pour les fourmis, ou d’être gênée pour la taupe, intranquillité du site de nidification pour les freux…)

Voyons comment ceci pourrait se transposer sainement dans un mode éducatif familial :

Votre enfant commence à faire ses nuits, mais réclame encore un biberon nocturne. De bonne grâce, vous vous exécutez : biberon de lait, ou tétée nocturne sont encore au menu. Et puis vient un moment où vous sentez bien que la situation perdure au-delà du besoin… C’est qu’elle procure des bienfaits à l’enfant qui ne se prive pas de cette opportunité ! Votre action pourra être de choisir de ne donner, la nuit, qu’un simple biberon d’eau. Les biberons de lait ou tétées reprendront le lendemain, une fois le soleil levé. De même, les câlins associés sont réduits (la première nourriture d’un être vivant, c’est l’amour… Réduisez la dose, et vous réduisez l’intérêt pour la chose). Rapidement, l’enfant fera son calcul : cela deviendra moins intéressant pour lui de se lever la nuit pour réclamer un simple biberon d’eau, avec très peu de marques d’affection.

De la même façon, nombre de parents ont tendance à chouchouter énormément les enfants malades. Or, cela relève du même phénomène : assurez-vous d’être clair sur ce que vous voulez favoriser chez l’autre, sur les belles aptitudes que vous voulez encourager, et celles qui ne vous semblent pas bonnes pour lui à long terme. Ceci reprend toujours les deux volets, les deux côtés du balancier : d’une part être vraiment disponible affectivement parlant, par la tendresse et l’attention quand votre enfant va bien. Si vous l’êtes davantage quand il est malade, il saura quoi faire pour attirer votre attention ! Nous avons souvent été élevés dans ce type de déséquilibre, comme de petits canetons faibles qui sont maternés quand tout va mal… Il nous appartient de replacer la donne autrement si nous voulons favoriser des enfants qui croissent vers leur autonomie saine, et non en « mode dégradé ». Ainsi, un enfant malade gagnera-t-il à se voir poser quelques contraintes saines (sans toutefois exagérer non plus, car la maladie pèse sur son psychisme aussi !) afin de rendre neutre ou moindrement intéressant ce temps de recouvrement de la santé. Pas de câlins excessifs, ni de surprotection durant ce temps.

La Nature répond merveilleusement à ce mode relationnel, qui vient profondément du cœur quand il est sainement compris. L’amour commande de savoir se positionner, et de ne pas dire « amen » à tout. L’amour invite à dire nos préférences et à cesser de dilapider n’importe comment notre énergie et notre attention. Ce que vous offrez en tendresse peut être dirigé, et choisi. Personne ne vous demande d’alimenter en tendresse des personnes en situation de comportements aberrants, sauf peut-être une fausse compréhension de la notion de service aux autres, et de dévouement. Apprenez à être clair sur vos besoins, et sur ce que vous voulez soutenir en ce monde. Et placez votre amour avec soin, comme un trésor vivifiant, là où il est véritablement utile. Et pour le reste, apprenez à être moins engageant, plus sec, moins attirant. Ceci vous reposera grandement et vous recentrera.

A vous de jouer !

Avec infiniment de tendresse,

Gaëlle & la Nature.


gberny-2017-2Praticienne en médecines douces, je travaille en magnétisme aux côtés des intelligences de la Nature. Retrouvez-moi sur mon blog « Fortifiez vos ailes », sur mon site professionnel : http://www.gaelleberny-magnetisme.com/ et également sur le site du programme Tourne-Soleil : http://www.tourne-soleil.com


(photo : https://www.pinterest.fr/pin/318559373633479396/)

 

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