Alchimie intérieure : entre dans le feu !

feu-hiverBonjour à toi, ami lecteur !

Ce matin, je viens déposer dans ta hotte trois petites histoires. Trois bouts de vie. Et l’on va, si tu le veux bien, ensemble, en explorer les similarités…

Ce drôle de blog me tournait dans la tête cette nuit. Il s’est agencé comme une sorte de puzzle. Et si ma couette n’avait pas été aussi douillette, je me serai presque levée pour le déposer directement sur le papier.

La première histoire qui s’est invitée, est celle d’une trentenaire allemande, si ma mémoire est bonne. Je n’ai plus les noms et lieux exacts en tête. Mais l’histoire est vraie : elle a fait le tour de Facebook il y a quelques mois par le biais d’une vidéo virale. Cette allemande s’est rendu compte qu’elle avait peur de tout. Des gens. Du monde. Du contact avec la vie. Et elle a décidé d’y mettre un terme à sa façon : elle est partie seule, dans l’un des pays qui représentait le mieux selon elle cette peur intense : si ma mémoire ne défaille pas, c’est en Iran qu’elle a atterri. Elle a parcouru à pieds plusieurs centaines de kilomètres. La vidéo au début de son périple la montre tremblante, sac au dos, sur un bord de route, nommant sa terreur d’être là. L’histoire raconte que ses parents ont également été chamboulés de sa décision, et de cet acte de courage. Elle s’est complètement immergée dans sa peur. Elle voulait en finir avec ce sentiment oppressant et valider si oui ou non le monde était aussi terrible qu’elle le ressentait. Elle s’est placée là, dans le creuset le plus hostile pour elle, et elle a marché. Dormi dans sa tente sur des bords de route. Trouvé des petites épiceries çà et là pour se ravitailler. Et surtout… Rencontré des gens. Raconté son histoire. Trouvé des compagnons temporaires de chemin, des gens qui faisaient « un bout de route avec elle ». Croisé des chiens errants. Elle a plongé dans le bouillon de la vie. Totalement. Elle n’a pas eu de « conte de Noël » façon téléfilm, mais ses peurs se sont envolées progressivement. Tout n’était pas rose, mais la bienveillance, la gentillesse, et la bonté des hommes et des femmes l’attendaient aussi, sur ce chemin de résilience. Elle s’est rendue compte qu’elle ne mourrait pas foudroyée. Qu’elle vivait encore. Qu’elle prenait goût à tout cela. Elle est revenue chez elle changée, profondément, et durablement. Est-ce vraiment utile de le préciser ?

***

Ma seconde histoire est celle d’une jeune femme (environ 25-30 ans) que j’ai vu en vidéo sur Youtube. Par hasard. En flânant ici ou là j’ai vu ce témoignage. Je n’ai pas gardé son nom, ni même la trace de sa vidéo. Juste une bribe de ce qu’elle raconte. Elle décrivait avoir trouvé en elle un amour intarissable. Et en racontant son chemin d’ouverture, elle racontait quelques exemples de ce qu’elle a fait pour « sortir de ses repères coutumiers ». D’abord, elle a senti qu’il lui fallait mettre à distance toutes ses relations. Elle en a souffert, au début. Forcément, raconte-t-elle, elle avait l’habitude comme beaucoup de prendre son téléphone et d’appeler une amie dès que le moindre inconfort intérieur pointait le bout de son nez. Cette « cure sociale » l’a mise face à face avec elle-même. Si le portable est exclu, il reste le face-à-face avec le ressenti. Et s’il est inconfortable, tu fais comment ? Tu trouves. Tu te débrouilles. Tu questionnes, tu accueilles, tu rames, tu t’observes… Tu entres doucement dans la pièce du feu, en somme. Et puis elle a eu l’élan de suivre un ancien rituel d’initiation, venu d’Egypte je crois. Le rasage des cheveux. C’est dire si l’incidence sociale est grande ! Mais pas seulement. Car toute notre définition de nous-même passe énormément par les repères morphologiques, physiologiques. Je suis brune, blonde, rousse… Je suis belle, ou pas. J’aime ou pas mon physique. Il est remarqué ou moqué dans la rue. Mon apparence est un outil social aussi. Se raser la tête, c’est hautement symbolique. Cela libère les mémoires contenues dans les cheveux, certes. Mais cela va plus loin. Beaucoup plus loin. Elle a affronté ce tsunami intérieur, là encore en se faisant face. Elle a accueilli, pris soin de ses émotions et ressentis. Bref : elle s’est libérée en allant là où le murmure du dedans lui disait « surtout pas par là… ». Et ce faisant, une porte s’est ouverte en elle, plus grande, plus vaste, sur un amour infini.

***

Ma troisième histoire est toute simple, et tellement ordinaire. Elle vient de ma propre expérience, de mes derniers jours de bronchite aïgue. Sans prévenir, madame bronchite m’est tombée dessus. Et j’ai spontanément pesté… Oh que oui ! Mais pourquoi suis-je malade ??? Je ne veux pas être malade !!! Mon dialogue avec la Nature a fait apparaître un truc encore plus frustrant : « tu reçois ce que tu as demandé… Ce qui se passe actuellement va inaugurer quelque chose de neuf. C’est un point de passage ». Sauf que le côté hautement initiatique m’a un peu échappé entre les quintes de toux et l’énervement. J’avoue. Et je pestais d’ailleurs aussi de ne pas parvenir à composer avec la situation. J’ai passé une nuit très pénible, à tousser douloureusement, et le lendemain (moment du matin où la toux est souvent plus espacée dans ce type d’affections hivernales), durant une méditation, j’ai entendu clairement en moi quelques consignes, parmi lesquelles : « ce n’est pas le moment de t’élancer vers quoi que ce soit. Pose-toi. Je n’attends pas autre chose de toi. Le mouvement de reprise d’activité et de projets est fort… Mais non approprié actuellement. Aligne-toi avec le fait de te déposer, totalement, et durablement, dans l’existant. Comme si tu n’avais plus rien à faire. ». La seconde consigne disait : « tu as besoin de prendre conscience que ta capacité à aimer a évolué. Elle est plus ample qu’avant, plus incidente sur le monde autour, et tu ne la vois pas. Il te reste à la ressentir, à la conscientiser. ». J’ai pesté encore, en toussant de colère : je ne comprenais rien à tout ce charabia spirituel, et cela ne m’aidait pas !

Et puis le lendemain, au volant de ma voiture, j’ai soudain senti un mouvement intérieur complètement différent. J’ai senti que je pouvais aimer cette bronchite, qu’elle était mon alliée, pas mon ennemie. Le corps œuvre pour mon bien, il m’emmène à bon port. Pour ce faire, il a besoin de restreindre les voies respiratoires temporairement, mais me laisse toujours de quoi respirer dans d’autres canaux… (et au moment où j’ai senti cette info, un camion marqué « canaux » m’a doublé…). Est alors arrivé un sentiment d’amour intense, une grande douceur pour moi-même… Si je faisais la paix avec les moments de restrictions, me pliant à cette contrainte, je pourrai traverser facilement cette bronchite. Le lendemain, la toux était devenue gérable, plus supportable, et le corps a commencé à se détendre. Je n’entre plus dans les moments de contrainte respiratoire de la même façon : je fais « avec », je suis partenaire du mouvement. Je l’ai accepté. Et l’amour qui environne mes journées a semblé croître de manière exponentielle. C’est comme s’il était palpable. Dedans, dehors aussi. Un berceau de tendresse.

***

Pourquoi ces trois histoires ? Qu’ont-elles en commun ? Elles nous parlentbougie symboliquement d’alchimie. D’oser entrer dans le feu : comme me le disait la Nature, tu as commencé à « aimer les expériences pénibles, et cela les rend plus faciles à vivre ». Nous luttons tous intensément, chaque jour, ou développons de subtiles stratégies pour éviter, contourner, échapper à des situations. Par moments, plonger dans le feu permet de résoudre ce qui coince. D’ouvrir l’espace du territoire intérieur, d’agrandir la zone de « vivance » en nous. C’est un beau cadeau à se faire, surtout dans les périodes sombres… Ce n’est pas un hasard je crois que je te partage cela en ce mois de décembre. C’est le mois le plus sombre de l’année. Mais aussi celui où le froid n’empêche pas les cœurs de se réchauffer. Fais donc face, et respire dans le feu : tu verras que rien n’y brûle au-delà du nécessaire…

Avec infiniment de tendresse,

Gaëlle


gberny-2017-2Praticienne en médecines douces, je travaille en magnétisme aux côtés des intelligences de la Nature. Retrouvez-moi sur mon blog « Fortifiez vos ailes », sur mon site professionnel : http://www.gaelleberny-magnetisme.com/ et également sur le site du programme Tourne-Soleil : http://www.tourne-soleil.com


(photos : https://www.pinterest.fr/pin/51369251980151865/ et https://www.pinterest.fr/pin/38210296823296539/)

2 réflexions sur “Alchimie intérieure : entre dans le feu !

  1. si seulement j’avais lu ce poste plus tôt pensais je…. mais je crois que je le découvre au juste moment. Mi décembre, j’ai fait un malaise au travail, une foudroyante douleur thoracique que je prenais au début pour une douleur intercostale m’a coupé la respiration puis fait perdre connaissance. Le CHU m’a fait un tas d’examen cardiologique pensant à un infarctus mais il n’en ai rien, j’ai par la suite découvert que je souffrais d’un épuisement musculaire généralisé travaillant dans un entrepôt sans chauffage (température lors de mon malaise: 7°)… Bien sûr j’ai un traitement et des soins deux fois par semaine chez un kiné, la régénération est lente et laborieuse, la manutention difficile. Ceci dit, je suis surprise car mes collègues étaient plus stressés que moi, (il suffisait que j’incline la tête pour qu’ ils se précipitent sur moi) alors que moi j’avais accepté la chute sans y faire une fixation … je les rassurais avec le sourire.
    En refusant de prendre un arrêt venant de signer mon CDI, je poursuis cette étape étrange en m’habillant chaudement, en écartant de moi ceux qui ont pompé mon énergie avant ma chute, je ne fête pas le nouvel an pour m’éviter les 4h de route prévu initialement et je prend plus de recul vis à vis de mon environnement. Quelque chose en moi est silencieux sans être immobile, intransigeant et doux à la fois, doux dans sa volonté de prendre soin de soi et intransigeant à l’égard de son besoin de se préserver, plus envie de répondre aux attentes des autres, plus peur de décevoir…. L’intransigeance est dans la fermeté du NON pour affirmer un OUI d’amour envers soi-même

    Aimé par 1 personne

    • C’est tellement doux de lire ça… Je peux sentir le doux, le moelleux qui se dégage de ce que tu écris. Oui, se dire « oui » implique parfois de dire « non » aux autres. Mais ces « oui »-là propagent une onde bien particulière, qui semble donner aux autres la permission de s’offrir la même chose… Très douillette fin d’année à toi, miss ! Passe une délicieuse et douillette soirée !

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