La symphonie et le silence

Vivre et se contenter de peu.
Rechercher l’élégance plutôt que le luxe, le raffinement plutôt que la mode.
Être digne plutôt que être connu, et être prospère plutôt que riche.
Écouter les étoiles et les oiseaux, les enfants et les sages avec le cœur ouvert.
Étudier beaucoup, penser posément, agir avec honnêteté, parler gentiment.
Attendre les occasions, ne jamais se presser.
En un mot laisser le spirituel, spontané et inconscient, grandir à travers les commun – telle est ma symphonie.

William Henry Channing

chats-coeur

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je vous parle de symphonie, et de cheminement spirituel. Il y a des échanges avec la Nature qui ouvrent sur des niveaux de compréhension plus profonds, et aussi, dans la mesure où c’est le bon moment pour nous-mêmes, des niveaux de compréhension qui nous permettent de réactualiser notre propre regard. C’est de cela dont je viens vous parler aujourd’hui. Une de ces petites mises à jour qui contiennent plus d’équilibre, et amènent quelque chose de plus intégré, de plus complet. Bref : que des trucs qui attirent généralement les personnes sur un chemin spirituel.

Avoir le regard tourné vers les personnes qui vivent une forme d’éveil spirituel, depuis une bonne vingtaine d’année (chacun sa lubie !), m’a permis de percevoir au fil du temps combien tout ne se valait pas, en termes d’expérience. Sans porter de jugement stérile type « classement sur un podium », force est de constater cependant que certaines personnes vivent une forme d’éveil brutal procédant d’une « cassure intérieure » et d’autres, a contrario, vivent un basculement plus doux (quoique généralement assez notable pour que celui ou celle qui le vit se dise : « oh bordel, il s’est passé un truc là ! »).

La grande différence devient visible dans l’après basculement : les premiers se mettent généralement à changer de vocabulaire, et à parler d’eux-mêmes avec des qualificatifs plus vastes : je ne suis « RIEN », je suis la conscience qui observe, il n’y a personne… Ils parlent de leur ancien moi à la troisième personne du singulier : « Christelle ressent, dit, fait… » signe d’une cassure nette avec la personnalité, et d’un « effondrement dans l’arrière-plan plus vaste » (dont nous procédons tous, quelque part en amont de toutes ces incarnations). Les actes peuvent sembler délirants pour les proches, durant quelques temps, l’individu adoptant souvent de nouvelles habitudes, et franchissant souvent sans s’en rendre compte nombre de « conventions sociales » (comme Byron Katie qui se retrouvait au début à entrer chez les gens, dans son voisinage, sans frapper, ni se sentir dans une « propriété privée »…).

Les seconds, vivant une forme plus douce d’éveil, écrivent souvent comme des gens plus « normaux » : ils continuent à employer le « je », tout en expliquant n’en être plus dépendants. Ils gardent une empathie pour leurs proches, tout en vivant une réalité intérieure forte et réjouissante au possible car vibrant totalement différemment. Eux aussi entament de nouvelles habitudes, mais l’écart est moins important car le « switch » est plus intégré dans la corporalité. Il s’est fait en réalité progressivement. Parfois, il reste de petits points d’accroche avec la personnalité, mais tellement infimes que cela va lâcher progressivement dans les mois qui suivent. C’est le cas de Lori-Ann Lothian, dont le blog « the awakened dreamer » relatait son éveil tranquille, et tout ce qui a basculé dans sa conscience. Avec, dans les temps qui ont suivi, une incroyable poussée en direction de la sexualité… Poussée qui l’a menée quelques mois plus tard à comprendre qu’il restait là un « point d’accroche » à défaire. La suivre sur son blog, au fil des mois, était réellement instructif sur ce point (elle a depuis arrêté de l’alimenter, étant passée à « autre chose »).

Mais, me direz-vous, quel rapport avec la symphonie ?

J’y viens. Quand on chemine aux côtés de la Nature, la trajectoire se prépare toujours avec le maximum de stabilité et d’intégration. Quitte à ce que cela prenne le temps nécessaire. Il y a toute une période de préparation de l’atterrissage en fait, qui permet de nommer nos « essentiels de vie », ces paramètres du vécu qui fondent nos élans principaux, et primordiaux. Dans la citation au début de ce blog, William Henry Channing nous donne une idée de ses propres paramètres clés, pour lui. Certains diront que leur chemin ne doit « laisser aucune trace sur Terre après leur départ », par exemple, tandis que d’autres auront à cœur que leur cheminement ne heurte pas encore davantage leurs semblables, déjà assez timorés devant les phénomènes mystiques. D’autres, en revanche, s’en ficheront totalement que leur évolution crée de la bousculade (car parfois le cœur perçoit le fait de bousculer autrui comme étant nécessaire…), ou encore seront plus souples sur l’aspect « parler gentiment » n’ayant pas de souci à recourir à une certaine rudesse tant qu’elle s’enracine dans le cœur. Certains s’en ficheront que le corps suive (et devront souvent d’ailleurs faire avec des moments où le corps tombe malade ou se blesse dans la phase après éveil), tandis que d’autres (et c’est le choix de la Nature, qui est une grande gardienne de la forme, donc du corps) préserveront en amont le corps en faisant des choix qui le respectent, y compris pour la phase d’après.

Comprenez bien que tout ceci est libre. Notre profonde liberté d’âme s’exerce jusque-là, quoique souvent inconsciemment.

Et récemment, je demandais à la Nature comment on peut imaginer concilier un élan pour agir dans un certain sens, avec des arguments du type « si tu agis dans une direction précise, c’est que tu nourris encore des désirs… Donc tu n’es pas sans désir. » Comment expliquer alors que les personnes éveillées se mettent toutes, très souvent, à partager et à transmettre ? D’où cela leur vient, si elles sont réellement sans désir ? Ne devraient-elles pas s’en foutre royalement ?

C’est là que la réponse de la Nature m’a amenée sur Beethoven, et ses magnifiques symphonies. Nos élans du cœur, ceux qui viennent du Soi divin, existent en chacun de nous. Ceux qui essaient d’être « sans désir » se mentent souvent à eux-mêmes en figeant leur ressenti. D’ailleurs, énergétiquement, je le ressens souvent car leurs partages manquent de vie, sont bridés, dévitalisés. Normal, car le désir irrigue aussi notre être tout entier. Et pour info, même les consciences de la Nature éprouvent des désirs !

Les désirs alignés avec notre essence sont souvent porteurs de belles manifestations. Cette grande beauté donne lieu à des partages, à des créations qui propagent l’onde de cette essence primordiale, dans un monde qui en a cruellement besoin. Mais Beethoven n’a pas fait ses symphonies en s’adossant au seul désir en lui. Non, car pour soutenir la beauté de la musique il y a… Des silences. Plein, partout. Toujours, on retrouve le silence. De tous petits intervalles, minuscules ou plus larges, des béances dans lesquelles s’abolit le son, et s’ouvre… Quelque chose. Car la musique est perçue comme belle du fait qu’elle baigne dans un océan de silence, qu’elle en émerge, et qu’elle y retourne.

Cultiver le silence, par la méditation, est aussi essentiel à notre être que de créer. Créer sans silence, c’est ruine de l’âme, pour paraphraser l’aphorisme « science sans conscience ». L’intégration d’un parcours d’éveil dans le corps, se fait par le soin accordé aux deux aspects : que veux-tu profondément partager dans cette vie ? Et abandonne-toi à la grâce, au silence, et à un espace où tes projets ne sont plus. Accepte de te dédier au temps, tout en intégrant la dimension « hors temps », éternelle. Accomplis ce que tu voudras, tout en baignant dans ce qui en toi n’a aucun besoin de rien accomplir. Accepte de dire « moi » tout en éprouvant combien il y a simultanément du Moi-Nous, du Moi-Rien, du fluide et du vaste. Incline-toi devant une vie avec une définition, tout en embrassant le non-défini et l’illimité…

Vous commencez à saisir ? Je suis sûre que oui. Et sûre aussi que vous pouvez poursuivre la liste avec vos propres constats. Marier le vertical et l’horizontal, l’arrière-plan et l’avant-plan, l’ordinaire et l’extraordinaire, etc. Et tenir tout cela ensemble, d’une main, souple et tendre, respectueuse du corps et de la soutenabilité de votre niveau de conscience actuel… C’est une aventure fabuleuse.

Symphonie et silence sont unis pour créer la magie, la beauté. L’un sans l’autre font perdre un peu de saveur à la vie. Trop de bruit ou trop d’ennui. L’âme contemple dans sa majesté cette vie que nous vivons, mais elle aime aussi s’amuser avec des carambars.

Gaëlle & la Nature


gberny-2017-2Praticienne en médecines douces, je travaille en soins énergétiques holistiques avec les intelligences de la Nature (pour les personnes, les animaux, et les lieux). Retrouvez-moi sur mon blog « Fortifiez vos ailes », sur mon site professionnel : http://www.gaelleberny-magnetisme.com/ et également sur le site du programme Tourne-Soleil : http://www.tourne-soleil.com


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(source photos de l’article : Pinterest)

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