L’amour et la monogamie : dans le brasier de l’alchimie.

mains-ensembleBonjour à tous !

Sujet sensible, aujourd’hui. Mais quand les mots trouvent leur chemin, c’est qu’il est temps de laisser faire. Ce blog s’inscrit dans la suite du nouveau chemin de l’amoureux. J’y évoquais un processus de réveil de l’âme qui saisit certains d’entre nous, qu’on appelle aussi dans certaines traditions le « réveil de la kundalini » et qui consiste dans le déploiement d’une force d’amour dans le corps qui va le reparcourir, le libérer, le nettoyer des vieux carcans, l’ouvrir, encore et encore, du sexe jusqu’à la tête. Des mois, voire des années durant. Ce processus éprouvant est aussi confrontant, car il dépose dans le feu alchimique tout, absolument tout, ce que nous avions cru savoir sur la vie, le monde et les autres.

Aujourd’hui je viens évoquer à quoi ressemblent les rivages d’un cœur amoureux qui a commencé à faire tomber les anciennes barrières artificielles. Et bordel, quel changement !

Dans nos sociétés qui, une fois encore, se croient « modernes » (alors que d’anciennes tribus aborigènes ou amazoniennes l’étaient bien davantage que nous ne le serons jamais…), nous vivons sous le joug d’un carcan social d’une puissance dingue, que nous avons validé et revalidé par des siècles de morale, adossée à des religions, lois et autres traditions culturelles. Vous me voyez venir ? Non ? Alors essayons d’être plus clairs.

Quand l’amour se libère en toi, au début, tu trouves ça trop cool. Les premiers mois, tu fais des expériences de dingue, assez sympas pour peu que ton corps ait été convenablement préparé : la sexualité se réveille, et dans cette alchimie de nettoyage par le feu tu éprouves l’intensité de ton propre désir, homme ou femme, qui va appeler sa correspondance énergétique. Ton alter ego intérieur rentre à la maison. Et « ça fait l’amour là-dedans », encore et encore, n’importe comment, n’importe quand. Il te faut vivre avec, au quotidien, et franchement, c’est plutôt amusant, quand tu ne lâches pas le guidon, à savoir garder ton cap intérieur sans faire n’importe quoi dans ta vie de tous les jours.

Puis l’énergie remonte, et retravaille au corps tout ton système relationnel. Pourquoi t’es en relation avec les autres ? Sur quelles bases, plus ou moins pourries ? Quelles croyances tiennent l’édifice ? Etc.

Puis elle remonte au cœur… Déjà à ce stade, elle fait des allers et retours dans toute la hauteur du corps, naviguant selon les heures de la tête au bas du corps, comme bon lui semble. Une force est à l’œuvre qui fait le job, qui sait. Et laisser faire est la seule chose à faire.

Quand l’amour, le fait « d’aimer quelqu’un » arrive sur le devant de la scène, cela occasionne une secousse sismique qui peut sembler hautement éprouvante. Pourquoi ? Parce que nous vivons dans un monde monogame, et quand tu es marié, homme ou femme, vivre cette ouverture du cœur va venir heurter de plein fouet la monogamie et les erreurs enregistrées avec elle. Parce que la monogamie sociale tord le réel de l’âme. C’est de cela dont je voulais causer aujourd’hui. J’ai vu passer assez de situations plus ou moins étranges ces derniers mois sur ce sujet pour que cet amour puisse finalement sortir de cette foutue nasse. Quand deux personnes de sexe opposé, dont l’une voire les deux sont mariées, se parlent, il semble bien qu’il y ait un verrou social puissant qui fassent vibrer des cordes épaisses maintenant tout un édifice social en place. Si tu commences à ressentir de la tendresse, de « l’amitié » (dont je vous partageais en vidéo qu’elle n’existe pas), ou plus simplement un foutu courant d’amour, et bien toutes les fondations tremblent. Et nous sommes comme des cons, incapables de savoir quoi faire de ces situations, qui sont pourtant traversées par une puissance phénoménale, qui existait bien avant ce monde. Et je ne parle pas ici de commettre l’adultère… Mais je parle de toute cette flipette sociale qui se tisse et se retisse encore plus serrée juste parce que l’amour débarque entre un homme et une femme, déjà engagés par ailleurs.

J’ai mis du temps pour trouver mon propre point d’équilibre, discutant avec un grand nombre de femmes qui vivaient elles aussi des situations similaires : amitiés des profondeurs ouvrant un monde de questionnement en matière de positionnement. C’est qu’en réalité une équation cherche à se résoudre, mais certains codes ont été pervertis en nous. C’est cela qui rend la souffrance palpable.

Nous existons simultanément sur plusieurs niveaux. Quand j’habite totalement l’énergie du Soi Supérieur, il n’y a plus aucune question. Cela aime comme ça veut. Ici, là, là-bas, hommes, femmes, enfants, seniors, personnes disparues, arbres, animaux… Un amour intense peut être éprouvé pour toute forme de vie. Quand j’écoute mon niveau plus inférieur, mon « être social », cette personnalité conformée dans une vie française, dans un certain terreau de valeurs familiales, là je retrouve l’exigence de la monogamie, engrammée comme une loi dans mon système nerveux central. Sauf que. Le plus souvent, cette loi qui désigne un ensemble de comportements attendus et de limites de comportements aussi, a tendance à s’étendre au territoire du cœur, qui relève de l’Être. Or, le cœur s’en fout de la monogamie. Notre Être n’a jamais été monogame. Il a une capacité à aimer avec tendresse et sensualité d’autres hommes (quand on est une femme), ou d’autres femmes (quand on est un homme). Est-ce à dire qu’on va aller coucher avec tous ces autres que le cœur va aimer de la sorte ? Certes non. Car il nous appartient de savoir ce que nous voulons. Tout est toujours affaire de savoir ce que l’on veut.

Il me semble que, découvrant cette réalité d’amour immense en soi, c’est un acte d’amour et de tendresse que de choisir de respecter notre compagnon de vie (ou compagne) en respectant le cadre social auquel on choisit d’adhérer. Autrement dit : résoudre l’équation (pour éprouver une paix venue des profondeurs de l’âme, enfin !) consistera à laisser le cœur aimer aussi large qu’il veut et comme il l’entend, vivre les sentiments qui le traversent, sans forcément que tout se partage d’ailleurs dans la vie des relations en question. Juste laisser le cœur aimer, en cessant de le brider pour des raisons morales, pudibondes, puritaines, ou faussement sages… Et quand je parle de cela, je n’évoque pas que des fantasmes de seconde zone. J’évoque le fait de se laisser envahir totalement par ce sentiment, comme si cela vivait en nous, habitait notre corps au même titre que la relation existante.

Évidemment, le séisme intérieur sera confrontant : les valeurs de la personne seront questionnées. Si une grille de lecture « trahison » ou « honte d’éprouver cela » s’active, il faudra bien se regarder droit dans le miroir. Le plus souvent, les gens qui vivent ces expériences refoulent l’amour secondaire (ou les amours, car la facétie peut aller loin !). Parce que leur sentiment d’être une personne « pas correcte » les étouffe et gagne la partie.

Je vous l’avais partagé dans le « nouveau chemin de l’amoureux » : ce n’est pas un chemin pour les piou-pious de l’année. C’est un sentier alchimique, brûlant, qui crame toutes nos certitudes, et nous laisse certaines nuits désemparés, perdus, en déroute totale. Mais si l’on sait garder le cap de la douceur pour l’autre, garder le cap des gestes tendres d’avant, ceux d’un quotidien vivant déjà existant avec le compagnon de vie, si le dialogue est là alors… il existe une voie de passage. Où tout se place, harmonieusement, à mesure que nous déconstruisons les récits.brasier

Et un beau jour, tout paraît simple. Parce que l’ancien ciel intérieur a été nettoyé par un ouragan de feu, et qu’il souffle une brise fraîche, au matin. Un oiseau pépie sur une branche. Et le cœur vagabonde. Il aime à sa guise, incluant dans sa tendresse ceux qui lui sont chers, lointains ou proches, et puis, c’est tout. La vie se poursuit dans les gestes simples auprès de ceux qui sont proches. Des fragments de cette tendresse apparaissent – ou pas – dans le lien avec ces autres plus lointains, mais cela importe finalement peu. C’est dedans que cela compte. Car en faisant ce que nous avons fait, un poids considérable a été relâché. Et cela se propage comme une onde, libérant tous les protagonistes.

Pour les amitiés qui sont vivaces, c’est le fait de permettre à l’énergie sexuelle de trouver sa propre voie d’autosuffisance, avec ou sans le compagnon de vie, qui libèrera les facteurs d’attraction. Tout ce qui est trouvé à l’intérieur cesse d’appeler à l’extérieur. C’est aussi con que cela, mais y parvenir demande de faire la traversée. Vous pouvez lire plein de bouquins, cela ne vaudra jamais cette voie initiatique puissante qui retourne votre sol et votre ciel pour labourer vos espaces connus et les rendre à l’ineffable mystère de la vie.

Aimer, en définitive, n’est pas ce que nous avions cru. Le cœur n’est pas monogame, et il n’a aucunement à dépendre de l’extérieur pour vibrer et palpiter à sa guise. Cela peut tout à fait s’articuler avec un choix de vie monogame, par respect et amour pour ceux avec qui nous nous sommes engagés, avant de percevoir l’étendue de ce filet social et du carcan associé. Il ne nous est pas demandé de tout perdre, parce que tout a été bousculé dans nos repères, juste de garder notre sang-froid durant cette traversée brûlante. Et de préserver la douceur et la tendresse pour soi, aussi, dans le cheminement exigeant jour après jour. Une paix profonde vous attend au bout du chemin si vous savez ne pas vous couper de ces amours d’ailleurs qui vous appellent et reviennent malgré toutes vos techniques, prières et tentatives désespérées pour les tenir à distance. Certaines fois, l’amour a sa propre logique, qui nous dépasse totalement, et lui faire confiance peut être une très saine option. Il y a là une joie indicible qui peut sourdre en nous, nous rendant enfin à notre unité, nous libérant de très anciens clivages qui ont amputé notre capacité à aimer au fil des vies, encore et encore, sur de mauvaises bases, en-dehors des lois de l’âme.

Pour le dire autrement, et sans que cela ne présume de la difficulté du chemin à parcourir : puisque c’est ce que l’amour veut, qu’il en soit ainsi.

Prenez soin de vous infiniment, surtout si vous vous reconnaissez dans cette traversée épique et brûlante. Tout ceci vous mène à bon port. Vous rentrez à la maison.

Gaëlle

 


B39FFDC4-B176-45AC-8161-264F5F9E5D68Praticienne en médecines douces, je travaille en soins énergétiques holistiques avec les intelligences de la Nature (pour les personnes, les animaux, et les lieux). Retrouvez-moi sur mon blog « Fortifiez vos ailes », sur mon site professionnel : http://www.gaelleberny-magnetisme.com/ et également sur le site du programme Tourne-Soleil : http://www.tourne-soleil.com


couv-habitez-territoire> Un livre dédié aux anxieux et angoissés pour retrouver la sérénité : « Habitez votre territoire intérieur » comporte un protocole à faire chez soi pour retrouver davantage de calme et de paix au quotidien, jour après jour. Un cheminement sur 6 mois de temps, pour une ré-équilibration en profondeur.

 


(photo: pinterest et pinterest )

 

 

2 réflexions sur “L’amour et la monogamie : dans le brasier de l’alchimie.

  1. Et quand deux regards se croisent, et que les pas s’éloignent,
    que peut-on raconter des folles étreintes qui se jouent dans l’Ailleurs ?
    Et la déchirante intimité de l’encens des souffles qui s’échangent,
    qui oserait en faire écho ?

    f

    Aimé par 1 personne

    • Confondante sensation
      que celle de l’absence d’un être aimé
      qui dévoile, déplie et offre
      toute son intensité précieuse…
      La vérité d’un coeur averti
      ne cesse pas. Elle demeure dans l’étreinte,
      communie hors frontières,
      hors temps, hors espace.
      🙏🏻

      Aimé par 1 personne

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