Premiers frimas : anticiper tranquillement sur la saison froide

couv-light-hivergbernyBonjour à tous !

J’ai ressorti mon châle en laine (que j’ai dû mettre bien une année à tricoter…), relancé les soirées avec feu de cheminée… C’est officiel : ça caille. Le froid revient tranquillement dans les matinées frisquettes, et le coulis de vent glacial déboule du nord. C’est comme se faire éjecter de l’été fissa, sans ménagement. Et perso, j’adore. L’automne, l’hiver, sont devenues mes saisons chouchoutes depuis quelques années.

L’an passé, la nature m’a proposé de rédiger un bouquin, sur le thème de la saison froide. Ce qui se partage dans ce livre est à la fois simple et… indescriptible. Mais bon, comme c’est le moment pour lire ce livre et surtout refaire son petit protocole (papier + crayon, au calme) sur trois semaines… Et bien je m’en vais vous décrire en quelques mots son contenu, et puis, allez, c’est jour de fête, je vous partage le premier chapitre. Histoire que vous sentiez combien je n’ai pas pu rédiger ce livre de manière habituelle, saisie que j’ai été par un élan romanesque étrange…

Donc, le livre « la saison froide en mode bien-être » (fallait bien trouver un titre) vous fait plonger dans l’univers surprenant d’un jeune homme, quelque part au Danemark. Ceux qui me connaissent un peu retrouveront là une marotte qui me suit depuis quelques années : les pays nordiques, et le fameux « hygge » des danois (ou cocooning à la danoise, si vous préférez). Ce livre est immersif. Je l’ai écrit avec la jubilation de vous déposer dans ce senti-là. Vraiment. Totalement. Et derrière… La nature déroule, chapitre après chapitre, un panorama sur l’hiver que vous n’attendez pas. Elle nous parle d’un puissant formatage collectif en relation avec la saison froide. Elle nous le dépeint, en cerne pour nous, au travers du personnage, les contours. Et une fois qu’on a bien pigé et senti le truc et bien… Le livre ouvre sur un protocole à faire en début de chaque saison froide pour vous déconditionner. Simplement, et efficacement. C’est ludique, totalement atypique. Du comme j’aime. Et si d’aventure vous vous reconnaissez dans le fait d’être chaque hiver malade, affaibli, déprimé, fatigué, moins ceci ou moins cela… Alors ce livre pourrait bien vous sauver la mise.

Moi, depuis quelques années de ce déconditionnement doux, par les soins reçus avec la Nature, j’ai découvert en moi une joie à entrer dans l’automne, puis à me glisser dans l’hiver, que je ne saurai transcrire ici en mot. C’est charnel, délicieux, bienfaisant. Comme un bon thé à la cannelle, devant un feu de cheminée, dans les bras de son chéri… Avec les grosses chaussettes, et le chat qui ronronne. Cette détente, ce bien-être, sont la promesse du corps, si l’on fait relâcher les conditionnements mentaux pervers de la société, et de l’univers familial aussi, sur la saison froide.

Alors, intrigué(e) ?

Je vous laisse avec le premier chapitre. Le lien pour trouver le livre est en bas du texte. Ou directement à mon cabinet pour ceux qui passent par là.

Je vous embrasse chaleureusement…

Gaëlle

*****

Entrée en matière

Il croyait pourtant avoir tout compris. L’immense bibliothèque ceinte de lambris et de dorures centenaires lui renvoyait un écho de silence et de pesanteur studieuse. Ecrasé par le poids des livres, il feuilletait depuis des heures, méticuleusement, les ouvrages sélectionnés avec soin. Las, page après page, heure après heure, son esprit s’embourbait dans toute cette connaissance. Les mots se fondaient en une bouillie confuse dans son esprit. Dans le fond, il n’avait peut-être pas vraiment touché du doigt ce qu’il cherchait vraiment…

Sur les carreaux latéraux de la bibliothèque, grands rectangles debout offrant un petit carré de ciel, la pluie coulait, goutte à goutte, depuis l’aube. La fin d’après-midi gagnait doucement du terrain. Il se frotta les yeux, gagné par la somnolence. Les chuchotis et pas feutrés du lieu favorisaient cette torpeur si connue des étudiants. Il avait besoin d’un bon café serré. Et d’un bon gâteau pour l’accompagner.

Il revint auprès de ses piles de livres quelques minutes plus tard, goûtant un thé parfumé et bouillant. La fumée ondulait entre les ouvrages épars, dispersant un mince brouillard éphémère qu’il observait rêveusement. Il frissonna. L’hiver était particulièrement froid cette année. Depuis quelques semaines, il s’était laissé envahir doucement par une espèce de douce obsession, sans doute à cause de cette froidure givrante et mordante qui ne cessait d’altérer son entendement. D’habitude, il avait les idées claires, l’esprit agile. Cela l’avait grandement aidé pour rédiger son mémoire de fin d’année. Mais là… Il sentait nettement à quel point le froid de l’automne, les bourrasques de vent glacial puis les pluies battantes gelées l’avaient progressivement engourdi. Etrangement, quelque chose en lui avait décidé de lutter. Une sorte de sonnette d’alarme retentissait en lui depuis des semaines, comme pour lui signifier que cet état n’avait rien de bon, ni de normal. C’est vrai qu’il ne s’était jamais posé ce genre de question, il faut bien l’avouer. Pourquoi l’hiver serait la saison de tous nos engourdissements ? Parce que les poètes nous l’ont dit depuis des lustres, arguant d’une similitude entre le paysage blanchi par le froid et nos esprits d’êtres vivants, conscients et intelligents ? Comment pouvait-on décemment laisser des poètes décider d’une chose aussi importante que de la manière dont l’hiver peut être vécu ?

Cela faisait des semaines qu’il se demandait. Et si… ? On aurait dit qu’une brèche fine s’était ouverte là, en-dedans. Sûrement un effet d’avoir travaillé aussi durement ces derniers mois sur son mémoire… C’est ce qu’il avait pensé au début. Et puis il s’était rendu compte que la question l’intriguait, l’intéressait. Qu’elle revenait sans cesse sur son rivage, amicalement, mais fermement aussi. Une douce force poussait en-dessous, et il avait bien fallu se résoudre à se mettre en mouvement. La question appelait quelques réponses qui viendraient a minima étancher cette soif.

La science moderne, plongeant ses racines dans les savoirs du 19ème siècle, avait scruté le corps humain et son fonctionnement. Depuis deux cent ans, on savait tout sur la respiration, qui oxygène le corps. Les sciences avaient même ausculté le monde végétal, et sa tension alternative entre respiration et photosynthèse. Il ignorait pourquoi il parcourait des ouvrages sur l’univers végétal depuis des heures, mais c’était là un univers fascinant ! Pourtant, l’idée que les plantes, elles, sachent capter la lumière environnante (les photons) et retranscrire cette source lumineuse en influx de santé, par le biais de la chimie, tout cela avait été saisi et analysé au 20ème siècle seulement.

Il laissa son esprit vagabonder un peu. Les plantes savent capter la lumière… Elles le font tout au long de l’année. Et nous, nous mangeons des plantes, qui se sont gorgées de soleil, selon l’expression populaire. Donc, nous absorbons aussi cette énergie photonique. Par l’entremise du végétal, et de son usine à photosynthèse.

La pluie dehors redoubla contre les carreaux. Il faisait un temps de chien, mais les radiateurs du lieu diffusaient une douce chaleur. Voilà ce qu’il fallait en hiver : un endroit où demeurer au chaud, tandis que les vents hurlaient dehors ! Les hommes savaient cela depuis l’aube des temps. Alors… Qu’espérait-il trouver de plus ? Quelle réponse manquait à l’appel qui relierait entre elles les différentes pièces du puzzle ? Il mordit distraitement dans sa brioche constellée de grains de sucre, et soupira d’aise. Une autre gorgée de thé, fermer les yeux quelques instants…

Un bord de mer. L’océan tout proche, soudain, dans son esprit. Grand angle. Les embruns salés, le crachin d’hiver, le roulis des vagues. Cet air si particulier qui emplit le corps comme une nourriture saine et fraîche… Rien à faire dans ce type de lieu, si ce n’est « laisser le corps faire ». On respire à pleins poumons au bord de la mer, quelle que soit la saison. Tout le monde sait cela.

« A ton avis, pourquoi ? »

Il ouvre les yeux. C’est l’océan qui a parlé ? Il est en apnée, une poignée de secondes. Coup d’œil à son thé, la suspicion passe comme un voile dans ses pensées, qu’il chasse d’un revers de l’esprit. Puis, mû par un élan aussi incompréhensible qu’irraisonné, il ferme de nouveau les yeux, respire profondément, relâche ses muscles tendus…

Et l’océan, de nouveau, bat la grève. Les mouettes font des acrobaties aériennes, voltigeant dans le vent et ses courants. La pluie tombe, les vagues roulent, et cet air immense qui s’engouffre toutes voiles dehors dans sa poitrine. C’est pourtant vrai que sa respiration se fait plus ample, immédiatement. Qu’il peut sentir le sel, le mouillé, le froid qui picote. Mais surtout, surtout, cette vastitude qui déboule en-dedans, par le souffle, portes et fenêtres ouvertes… Il est large comme l’horizon, et se sent bien malgré la pluie.

« N’est-ce là qu’un simple effet des mécanismes scientifiquement décrits de ton corps de chair, à ton avis ? Ce souffle qui s’amplifie… D’où vient-il ? A quoi est-il dû ? »

Des questions, de nouveau. Il garde les yeux clos cette fois. Cette voix n’a pas d’âge, mais un goût d’iode et d’algues. Il sent l’eau dans sa bouche, il salive soudain. Dans sa poitrine, le souffle est toujours aussi vaste, alors qu’il se sait assis au milieu des lambris et du velours d’une vieille bibliothèque urbaine. Il est là-bas, littéralement, c’est tout comme. Un instant, il se dit que c’est parce qu’il est à Copenhague. Que le bord de mer n’est pas très loin. Que cette proximité iodée doit parvenir jusqu’ici. Un instant, il pense cela. Et puis…

La forêt. Il fait chaud, et moite. Des oiseaux, des insectes, partout. L’air est lourd, mais délicieusement traversé d’une brise fraîche. Les frondaisons épaisses forment une voûte tout autour, et un sentier se déroule devant lui. Une grande paix se dégage du lieu. Un silence bruyant l’étreint totalement : silence des bruits humains, et plénitude des chants et sons de la nature. La forêt se penche vers lui :

« D’où vient cette paix que tu ressens ? Quel effet te fait-elle ? Et comment cela opère-t-il, réellement à ton avis ? »

Purée. Il ne s’était jamais demandé cela. Pourquoi, hein, pourquoi ? La paix des arbres, le bruissement doux d’une forêt dense, il peut la sentir en effet dans son corps. C’est comme boire le silence entre les sons. Cela procure du calme. Il sent le relâchement, la détente. Il marche, mais il n’a plus froid. Le corps redevient plus habité, plus consistant. Il pourrait savourer pendant des heures cette félicité, propre à l’été, et aux randonnées en pleine nature. Il en aime tout : les crissements des cailloux qui roulent sous les pas, les odeurs de sève de pin chauffée, mêlée d’exhalaisons diverses, allant du bois mort aux froissements de menthe et d’ortie.

« Tu cherches dans la science des hommes ce que les hommes n’ont pas encore deviné. Ils sont trop accaparés, vos chercheurs, par le monde visible, et tournent en dérision bien aisément ce qui relève du non-visible. Mis à part quelques butées ici ou là dans leurs constats qui semblent pointer vers l’intangible, les scientifiques humains esquivent étrangement cette vérité première : la source de toutes choses se tient dans l’intangible, dans le non-visible. En tout cas, à l’œil humain. Ce que tu cherches, cette évidence régulatrice de tes fonctions corporelles, s’appelle un pont. Un pont vibratoire, pour être précis. Ton corps humain est une merveille de fonctionnement co-inspiré avec les forces naturelles au fil des âges, et ses rouages appartiennent aux lois du vivant. Ce corps vibrant, parcouru d’énergie comme l’océan de vagues, a sa propre alchimie, et un potentiel immense, que vous méconnaissez tous. La saison froide n’a pas à être pénible, ni inconfortable, sauf si vous vous résignez à cela. Ton corps peut te conduire sur un autre chemin. Un chemin où l’énergie du vivant coule en toi, majestueuse comme l’océan, en toutes saisons, indépendamment du froid, de la neige, ou des tempêtes. Tu peux commencer par faire appel à des forces vives naturelles qui ont une énorme capacité d’énergie libre et circulante. Tu peux commencer, comme tu viens de le faire, par ouvrir un pont. Connexion temporaire entre deux mondes, entre deux aspects du vivant, chacun centré en son temple du corps, l’océan en son lit de sable et de roches, et toi dans ta forme physique, vous pouvez entrer en contact beaucoup plus étroit que le simple contact visuel. Par un pont, l’énergie afflue soudain dans tes propres canaux, irrigue des chemins oubliés et endormis de ton corps non-visible, puis visible… Un pont, voilà l’une des merveilles que ta nature profonde d’être humain sait faire, et dont tu ne soupçonnais pourtant pas l’existence. Pourtant, tu savais que l’océan, la forêt ou les espaces naturels te procurent un bien-être particulier. Cela seul aurait pu suffire, et a suffi aux hommes premiers de l’aube des mondes. Mais avec la conscience de ces possibilités vient aussi le choix, et l’élan spécifique à chacun. La seule véritable question maintenant est : que veux-tu faire pour toi-même ? Que choisis-tu d’expérimenter dans ton corps au fil de la saison froide qui semble manquer à l’appel aujourd’hui ? Nous te guiderons sur le chemin qui s’ouvrira à partir de tes réponses. »

Avait-il rêvé ? Il caressa le dos d’un livre ancien, reliure de cuir rouge et or, et le referma doucement. Il avait trouvé ce qu’il était venu chercher.

En suspens au-dessus de ces lignes demeure une dernière question. Une dernière trace dans l’invisible, avant que l’énergie ne pénètre la matière… Et toi, qui lis ces lignes, comment serais-tu changé si ce que tu viens de lire ici n’était pas une simple fiction, mais bien la plus intime réalité que tu puisses vivre ? Et si chaque mot partagé ici émanait vraiment des profondeurs sages de la Nature… Qu’en ferais-tu ? Quels horizons agréables cela ouvrirait-il en toi ?

Livre « La saison froide en mode bien-être », Gaëlle Berny – 16€

 


B39FFDC4-B176-45AC-8161-264F5F9E5D68Praticienne en médecines douces, je travaille en soins énergétiques holistiques avec les intelligences de la Nature (pour les personnes, les animaux, et les lieux). Retrouvez-moi sur mon blog « Fortifiez vos ailes », sur mon site professionnel : http://www.gaelleberny-magnetisme.com/ et également sur le site du programme Tourne-Soleil : http://www.tourne-soleil.com


couv-habitez-territoire> Un livre dédié aux anxieux et angoissés pour retrouver la sérénité : « Habitez votre territoire intérieur » comporte un protocole à faire chez soi pour retrouver davantage de calme et de paix au quotidien, jour après jour. Un cheminement sur 6 mois de temps, pour une ré-équilibration en profondeur.

 


(photos : Gaelle Berny)

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