Les défis et vertus du confinement – jour 1

confinementBonjour à tous !

Un peu de lecture inspirée, pour votre première journée de confinement ? Alors me voilà. Envie d’écrire, durant cette quarantaine, pour accompagner le mouvement de celles et ceux qui vont tourner entre 4 murs, et dont je fais partie. Enfin…

D’une certaine façon je vous ai devancés. Je vis en semi-ermite depuis des années, travaillant à mon domicile et sortant globalement peu. Juste quelques cafés ici ou là, pour retrouver le sourire des copines. Mon job me passionne tellement que je n’ai pas besoin de vacances, pas vraiment. Mes vacances, c’est toute l’année. Et puis… Depuis environ 18 mois, je vis un confinement plus marqué. J’habite presque ma chambre. Mon lit est devenu mon espace de repli dès que j’ai un espace de libre dans mes journées. J’y lis, travaille, médite, dors, rêvasse, et tchatte de longues heures durant. Ce mouvement s’est imposé à moi, plus que je ne l’ai choisi. Je me suis sentie happée là, perdant mes forces pour m’investir autant qu’avant dans le « monde autour ».

J’ai fini par en comprendre un bout du sens l’année passée, voyant que ma vie entamait un virage total. Je vais changer de vie, je suis en train de le faire. Grosse transition de vie. Tout va bouger, et cette étape de repli m’aura en réalité préparée. J’ai rapatrié mes racines pour pouvoir m’en aller, le moment venu. Et me redéployer ailleurs. Ainsi va la vie.

Alors ce confinement viral, me fait sourire. Parce que je vois assez bien ce qu’il va opérer chez mes semblables. Je le vois, je le sais intimement. Et je vais vous en causer un peu, au fil des jours, comme ça me viendra. Cela vous fera une fenêtre de plus en miroir vers vous m’aime. Cela vous tente ?

Alors commençons par le début du début.

Tous les gens qui exercent un métier « au-dehors », qui prennent des transports pour aller travailler, qui bougent, encore et encore, jour après jour, tout le temps, vont se retrouver face à un premier écueil : l’immobilité.

On pourrait en rire. Les premiers jours feront relâche, peut-être. Ou pas. Car la perspective incertaine de durée va à mon sens crisper quelques zygomatiques. Pourquoi ?

Parce que nous sommes des drogués. Drogués au mouvement, au fébrile, à la course. A la rapidité. A l’agitation stérile. Depuis tout môme ce monde nous accélère. Ce qui va se passer ? Comme pour toute drogue, un sevrage. Et cela ne va pas être marrant. Je me souviens de mes premiers moments de repli sur mon lit, à lire des romans d’amour… Des jours durant. Je me souviens de mes forces qui me quittent, mais pas l’agitation de mon mental qui, lui, listait tout ce que j’aurais du faire durant ce temps « désoeuvré ». Mon corps a eu le dernier mot. Je le bénis. La vie m’a mise à l’arrêt sans maladie, comme nous sommes à l’arrêt préventivement, pour limiter une maladie. Cela s’appelle une chance, une opportunité, les amis. Chance pour voir en face à quel point nous sommes de putains de hamsters conditionnés, façonnés par la société de consommation, par ce capitalisme fou qui ne s’arrête que quand il tombe. Chance pour commencer à ralentir, et à laisser notre corps, nos systèmes corporels, redescendre.

Durant la descente, toutefois, deux rencontres vous attendent et devront être surveillées, guettées, et accueillies : la peur, et la colère. Impossible d’envisager esquiver ces émotions. Elles appartiennent au mouvement du sevrage. Mais dites-moi : où en êtes-vous côté écoute et accueil de votre monde émotionnel ? L’avez-vous déjà fait ? Savez-vous de quoi je cause ? Ou bien arrivez-vous sur ce blog en mode panique ? Parce que nous ne serons pas tous égaux durant ce face-à-face : certains vont décompenser émotionnellement en mode aveugle, d’autres auront le ressort de se voir faire. Ainsi va la vie dans une société qui court.

Les enjeux, sous un même toit sont assez évidents à piger : risque d’éclatement intempestif émotionnel. Sans raison apparente. Au fil des jours et de cette descente vers un sevrage forcé. Drogués nous sommes, admettons-le rapidement et prenons-nous en main. Comment feriez-vous sachant cela, pour voir venir, pour adoucir votre face-à-face ? Quelles sont vos ressources existantes ? Cuisiner ? Lire ? Faire du sport ? Jouer avec vos gosses ? Pleurer un bon coup ? Méditer ? Mille options s’offrent à vous. C’est le moment de sortir votre couteau-suisse perso en fait !

Cette quarantaine va activer fort deux types de pulsions humaines primitives. Les réseaux sociaux l’ont bien compris, qui en rigolent déjà depuis plusieurs jours en disant : dans quelques mois, une vague de naissances sera à prévoir, ainsi qu’une vague de divorces…

On pourrait trouver cela « amusant », divertissant. Mais regardons de plus près. Pornhub, la plate-forme de la pornographie, ouvre ses contenus en accès libre durant la quarantaine des italiens : vous le voyez le calmant social qui s’exprime au travers de ça ? Nos énergies pulsionnelles vont affleurer et l’on nous propose du sexe pour nous calmer. Autant vous dire que cela ne me dit rien de chouette, car cela signifie que nous sommes encouragés à dériver notre agressivité par le sexe. Bonjour l’état d’esprit au lit ! Et merci la pornographie de nous solliciter de la sorte… Le sexe « compensatoire » sera donc bien présent, aux côtés d’une sexualité plus amoureuse… Regarder cela en face. Ecouter aussi ce que cela dit du rôle social ancien des femmes dans la sexualité. Ce n’est pas la partie que l’on a le plus envie de voir en face : mais encore faudrait-il que chacun puisse questionner son moteur du sexe, ce qui le pousse à faire l’amour… La période sera une bonne occasion de questionner cela. Ou pas. Mais clairement, nos peurs et nos pulsions colériques emprunteront le chemin du lit, aussi.

D’ailleurs, le second axe, celui des divorces, pointe vers un risque de hausse des violences conjugales durant cette quarantaine. Nous sommes collectivement responsables de cela, ne nous voilons pas la face. C’est le moment de rappeler qu’il n’y a en réalité pas « d’autres dehors », que chaque « autre », celui qui flippe comme celui qui déconne, est en moi. Tous sont en moi, toujours. Si je vois ou entends mes voisins se disputer sévèrement, je fais quoi ? Ne fermons pas nos cœurs : cette quarantaine nous enferme pour sauver des vies, pas pour devenir aveugles et idiots. Soyons responsables, et protégeons la vie, partout. Il y aura des drames conjugaux durant ce confinement. Nous en sommes collectivement responsables. Comment allons-nous, individuellement, prendre soin de la part du réel qui nous est confié, pour reprendre les mots de la défunte Christiane Singer ? Posez-vous la question, car vous avez maintenant du temps pour le faire.

Je recevais ces mots de l’homme que j’aime il y a quelques minutes, et je vous les partage en guise de conclusion : « ça va être long. C’est marrant de voir comment chacun intègre ce qu’il se passe à peu près dans la même logique : d’abord la peur, ensuite une forme d’apaisement et de compréhension. Ensuite, ça va être long, très long. Comme une longue méditation. »

Je serai là pour vous, pour chacun de vous, dans les jours qui viennent. J’ai pas prévu de sortir de chez moi… ça tombe bien !!! 😉 Et je vais avoir du temps pour nourrir la réflexion. Et pour assurer des soins à distance à tous ceux qui se crispent trop fort aussi. Profitons ensemble de ce temps d’intériorité pour nourrir la beauté en nous, et faire un peu de ménage dans nos têtes. Nous en avons collectivement et individuellement grave besoin.

Prenez soin de vous, et de ceux qui vous entourent, infiniment.

Gaëlle

 


B39FFDC4-B176-45AC-8161-264F5F9E5D68Praticienne en médecines douces, je travaille en soins énergétiques holistiques à distance (pour les personnes, les animaux, et les lieux). Retrouvez-moi sur mon blog « Fortifiez vos ailes », sur mon site professionnel : http://www.gaelleberny-magnetisme.com/


 

 

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