Confinement – jour 22 – Quand la vie trouve son chemin…

IMG_5545Bonjour à tous !

Du fin fond de ma grotte bourguignonne, où je me tiens au quotidien avec mon fils et mon mari, je m’en viens vous narrer une drôle d’anecdote, qui nous montre combien même les enfants trouvent leur chemin pour s’ajuster intérieurement face aux effets du confinement. Tant que l’amour est là… Ensemble on peut faire des merveilles. Prenez votre tasse de thé / café… Et calez-vous dans le canapé. Je vous raconte…

Très vite, dès le début du confinement, mon fils a oscillé entre deux états. Des moments de profonde joie et liberté où il se vivait « en vacances »… Et ce rappel étrange aux devoirs, de plus en plus nombreux (il va avoir 10 ans, il est en CM1) qui le mettait dans un état grognon, abattu, avec des émotions de plus en plus fortes et erratiques.

Progressivement, il s’est beaucoup mis à se plaindre. De tout. Une vraie litanie. Et par moments, il explosait, en pleurs, au milieu d’une discussion ou d’un exercice. Les devoirs devenaient tendus avec son père, qui manquait parfois de patience (et guettait sa montre du fait de son télétravail chronophage par ailleurs…) et moi j’avais renoncé à me taper les devoirs toute seule, ayant aussi ma clientèle à gérer : donc la charge d’accompagnement devait se répartir entre les deux adultes. Mais rien n’y faisait.

Et puis un jour j’ai eu une inspiration. Une discussion opportune m’avait remis en tête les 5 blessures de Lise Bourbeau, et j’ai pu entendre que mon fils manifestait là, typiquement, un comportement associé à la blessure d’abandon. Et mon instinct de mère m’a murmuré… « dis-lui, explique-lui ce qu’il vit ». Ce qui fût fait. Tout en l’aidant à équilibrer son énergie (c’est quand même mon boulot au quotidien !), je lui ai raconté, que beaucoup de gens éprouvent comme lui, une tristesse qui semble n’avoir pas de cause et se montre brutalement. J’ai expliqué que cela venait de la blessure d’abandon, et qu’on ne sait pas toujours où est le point de départ : dans l’histoire de la personne, ou même dans la famille… Tout est possible. Quand la personne essaie de la retenir ou de la cacher, elle développe un comportement plaintif, qui réclame beaucoup d’attention. Je lui ai dit aussi qu’il savait déjà comment prendre soin d’une part abandonnée en lui : il a l’habitude quand il pleure d’aller chercher ses peluches et de les bercer contre lui le temps de se calmer. Ce faisant, il prend soin de la part abandonnée, depuis son adulte intérieur… Et basta : l’énergie s’ajuste, la blessure se dissout. Partiellement. Jusqu’au prochain train.

J’ai pris le temps de faire le lien avec la période actuelle : il ne voit plus ses copains, et personne ne l’appelle… Cela peut être vécu comme un abandon. Son père et moi sommes occupés ensemble par nos boulots sur certains horaires… Idem.

Et ce matin, en me levant… Je trouve le père visiblement morose dans la cuisine, et j’entends (je sais pas trop où) le fils qui pleure à chaudes larmes. Le père, lui, a tout pris à cœur, presque personnellement… Il ne comprend pas, c’est flagrant. Je ne dis rien, les laissant se débrouiller entre eux. Je me rends à ma salle de bain.

Mon fils débarque, le visage plein de larmes, avec sa peluche fétiche, une vieille ourse (maman ourse !) qu’on a rembourré récemment ensemble. Je me fais la plus neutre possible : « papa m’a dit que c’est sur le dernier exercice qu’il y a eu un problème ? »

« oui ».

« Grosse tristesse, de nouveau ? »

« oui, je sais pas pourquoi. »

« est-ce que tu te souviens ce qui a déclenché ? Des mots de papa ? Ou l’exercice ? Ou un truc en-dedans de toi ? »

« Je sais plus… »

« Un truc en rapport avec l’abandon ? Tu te souviens, de la blessure d’abandon ? je te l’ai expliquée… »

SILENCE. Et Lumière ! Je vois son regard s’illuminer quand il me dit : « oh, dans le dernier exercice ça parlait justement de 4 animaux qui ont été abandonnés !!! »

Sentant vibrer l’émotion, je rebondis, en mode pragmatique et humoristique :

 » OK, 4 animaux tu dis ? Ben alors y a un problème : tu devrais câliner 4 peluches, pas UNE ! Faudrait corriger ça tout de suite ! Tu vas les chercher ? »

Et voilà mon loulou parti. Il reviendra avec 6 peluches, on fera une photo souvenir pour mon blog et il prendra son petit déjeuner avec moi, avec un entrain totalement renouvelé. Souriant, joyeux… Mais où donc était passée la tristesse ?

Quand on comprend ce qu’on vit, parfois, cela nous rend notre pouvoir d’action. Les actions correctrices nous deviennent plus faciles, évidentes, et l’on sort de cette drôle d’obscurité où nous plonge une tristesse « sans cause » qui est le propre de la blessure d’abandon…

Alors ? Elle est pas fabuleuse la vie, quand elle trouve son chemin ? 😉

Gaëlle


B39FFDC4-B176-45AC-8161-264F5F9E5D68Praticienne en médecines douces, je travaille en soins énergétiques holistiques à distance (pour les personnes, les animaux, et les lieux). Retrouvez-moi sur mon blog « Fortifiez vos ailes », sur mon site professionnel : http://www.gaelleberny-magnetisme.com/


 

(photo : Gaelle Berny)

N'hésitez pas à laisser un commentaire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s