Pourquoi honorer nos pratiques spirituelles ?

Beautiful mature woman in yoga pose baddhakonasana.Il y a toute une part du cheminement personnel qui a tendance a être facilement raillé. Faire du yoga c’est l’opportunité d’exhiber ton legging moulant à fleurs. Et méditer c’est cool, même si tu sais pas trop ce que tu fous là sur ton coussin. Mais ça fait classe dans les conversations. Genre « tu prends soin de toi ».

Mais il y a un moment phare, sur le chemin, où tout cela cesse subitement d’être dérisoire. Ou au contraire, ou nous réalisons que nous avons un peu sous-estimé l’importance de pratiquer correctement, véritablement. Ce moment clé, c’est celui où nous plongeons.

Phase dépressive en approche, remontée émotionnelle suite à un stimulus déclencheur… Et nous voilà les deux pieds dedans : nous entrons dans une mécanique éprouvée souvent mille fois, qui nous fait souffrir dans nos relations, et dans notre positionnement intérieur. Certains thèmes nous font ainsi bouillir irrépressiblement, nous emporter vertement, ou encore fuir pour la millième fois, nous recroqueviller dans le silence, etc. Réactions à des stimuli qui entrent en contact avec d’anciennes blessures non résolues.

Je me trouvais récemment, justement, pile dans un de ces moments-là. Une bête balade à deux, et soudain… Un mouvement d’humeur intense, houleux, brutal. Pas vu arriver. Un gros fracas. Et puis, une fois la charge d’énergie « ouverte » ou « activée » et bien… Démerde-toi pour la gérer !

C’est là que je me suis rendue compte de l’importance de tout le boulot que je fais au jour le jour. En écoute de mes ressentis et perceptions corporelles. En suivant le mouvement émotionnel en moi et en l’accompagnant quand il se présente. En ajustement de mon énergie globale aussi de façon à pouvoir « assurer quand c’est le bordel ». Parce que oui, et c’est là où je voulais en venir : c’est précisément quand tu te cognes à une remontée d’anciennes blessures que tu as besoin d’être « conscient », « à l’écoute » et « présent à toi et à ton environnement ». Et crois-moi : si tu t’es jamais entraîné, t’es pas prêt de réussir l’exercice en pleine tempête !

Voilà où les méditants réguliers assurent : quand ça chie ! Quand je me suis vue, immédiatement percevoir le mouvement réactionnel, tourner mon attention vers ce qui se disait en moi, voir l’enfant intérieure blessée et pleurant à chaudes larmes… Il m’a fallu convoquer ma part adulte (familière car de plus en plus présente dans mon vécu) et me rendre au chevet de l’enfant en moi qui avait souffert… Mais ce n’est pas tout ! Il m’a fallu, dans le même temps, simultanément, gérer la réaction que mon mouvement provoquait chez l’autre (2ème niveau d’incidence) et contenir mes larmes dans un lieu public en mobilisant une énergie de contrôle intérieure qui ne bloque cependant pas le flot émotionnel (3ème niveau d’incidence). Enfin, j’ai aussi du verbaliser ce que je vivais sans perdre pieds ni perdre le fil de ce qui était accueilli en moi en parallèle (4ème niveau d’incidence). Tout cela en même temps. Je pouvais sentir la dépense énorme d’énergie que me demandait cette séquence, mobilisant toute mon attention et ma vigilance. Ainsi que ma capacité de tendresse, de force et de maîtrise, et d’empathie. Un festival de compétences mobilisées SIMULTANEMENT !

Tu sais que tes heures de méditation valent la peine, quand tu vis ce genre de moment. Que tes heures de yoga et d’écoute corporelle, ou encore de pratique de sophro, d’EFT ou que sais-je ont une grande valeur quand tu plonges là où s’obscurcit ta vision.

Récemment j’ai ainsi traversé une autre séquence pénible qui m’a montré la valeur de toute cette attention développée finement au fil des ans : je subissais brusquement des crises d’éternuement continues, type réaction allergique, avec nez qui coule non-stop. Je sentais qu’il ne s’agissait pas d’un rhume, mais d’une réaction en moi… Une journée dans cet état m’avait mise KO. J’ai tout essayé : dialoguer avec mon corps par testing, l’équilibrer avec mes outils, faire une fumigation la tête dans le bol, prendre un antihistaminique… Que dalle. Plus les heures passaient plus j’éternuais. Je fatiguais et je me sentais totalement abrutie. Comment sortir de là ? Et bien étrangement, mon corps m’a invitée dans la posture de méditation. A un moment donné, j’ai arrêté de me débattre, et je suis entrée au cœur de ce qui m’arrivait. J’ai écouté malgré mon brouillard mental énorme. Incluant le brouillard. Je suis restée silencieuse… Observant comment ma tête était dans un étau vibratoire énorme, puis détectant une correspondance dans le ventre… J’ai senti une masse d’énergie émotionnelle accumulée. Tellement énorme que j’en étais lasse d’avance : depuis l’enfance j’avais accumuléyin yoga ces situations de rhume étranges et intempestives et elles revenaient sans prévenir, m’affaiblissant pour plusieurs jours. Et repartant tout aussi brusquement. Là, j’ai connecté avec l’épaisseur émotionnelle… Et j’ai senti que je ne m’en sortirai pas avec mes 10 mn d’observation douce habituelle. Je suis donc entrée dans un mouvement plus profond de patience infinie… Et j’ai ainsi tenu mon attention éveillée et « passivement active » durant près de 45 mn !

Je suis ensuite allée me coucher. Le lendemain : plus rien, sinus clairs, odorat nickel. Le front libéré. L’esprit serein.

Comment voulez-vous réaliser pareils mouvements de dénouage intérieur sans un minimum de pratique en amont ? Et voyez-vous l’intérêt d’honorer les pratiques dites spirituelles ? Elles nous préparent aux moments de confrontation intérieure. Elles aiguisent nos forces, notre souplesse, notre maîtrise saine, notre tendresse, et notre bienveillance aussi. Grandir en maturité implique de s’ouvrir à ces savoir-faire subtils qui nous permettent de revenir à nos équilibres : l’écoute sensorielle et perceptive est un fabuleux outil, surtout mobilisée avec un regard doux et aimant… Mais quelle exigence lorsque l’on ressent de la colère contre soi et que les sens du corps sont temporairement assourdis !!!

Alors prenez soin de vos pratiques. Ne raillez pas ceux qui sont assidus : devenez-le vous-même. Vous en aurez tôt ou tard besoin. Soyez patient, persévérant, constant. Remerciez-vous pour ce que vous vous offrez en conscience chaque jour au travers de vos routines spirituelles. Vous nourrissez votre force des jours plus sombres.

Gaëlle


B39FFDC4-B176-45AC-8161-264F5F9E5D68Praticienne en médecines douces, je travaille en soins énergétiques holistiques à distance (pour les personnes, les animaux, et les lieux). Retrouvez-moi sur mon blog « Fortifiez vos ailes », et sur mon site professionnel : http://www.gaelleberny-magnetisme.com/

 

photo : https://www.pinterest.fr/pin/475763148135187016/

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