Ne t’enfuis pas, mon amour.

Un peu de noir… et de douceur aussi…

La période est hors normes. Les normes sont en train de foutre le camp.

L’électricité domine, comme quand on n’est pas loin du court-circuit. ça grésille dans les coursives. Cheminer devient doucement allergisant. La peau démange, les sujets de conversation nous grattent de partout, on se retient d’éternuer…

Reste là. Reste avec ce bordel. Il se vit collectivement actuellement. Mais aussi dedans, avec plus ou moins d’intensité. Pas de repères… Les repères fondent. L’obsolescence de nos vies nous saute à la gueule. Les structures branlantes apparaissent dans la lumière. Tu avais cru avoir trouvé la solution ultime… Et soudain plus rien ne tient. Voilà. C’est comme ça.

Nos systèmes nerveux sont apeurés. Saturés aussi, d’infos qui déboulent des souterrains de la mémoire. Le subconscient se fait bavard. L’échafaudage émotionnel vibre, prend les secousses en passant. C’est chaotique dedans. Confus. Bordélique. Impossible à trier.

Ne t’enfuis pas, mon amour. Tout se joue là, juste là.

Cette boue qui colle, ces plaques de mémoires qui t’embarquent et te font croire des tas de conneries sur toi, ce désamour de tout qui suinte inlassablement jour après jour, au milieu d’éclats de lumière, de pépites de tendresse et de trouées de calme… C’est ce qu’il y a à vivre. Où voudrais-tu être, à part là où tout se fait ?

Certains jours le sac à dos est trop lourd. Du désespoir dans les greniers du souvenir, des fractures insondées, et insoupçonnées. Zéro explication. Juste du doute en bandoulière. Je vis ça, et mes clients me racontent des récits similaires. Nous baignons dans un bouillon qui dénoue tout, défait sans protocole nos liens, noeuds, et garde-manger du passé. Tout ce que nous avons stocké sur nos étagères ? Balayé ! Et faut cheminer pourtant. Continuer d’avancer malgré ce bordel.

Repose-toi mon ange. Pleure si tu as besoin. Partout il y a d’étranges veilleurs qui se réveillent. Se révèlent. Chacun peut l’être pour l’autre quand l’heure vient. A tour de rôle.

Accepte les mains tendues. Accepte les câlins quand t’en peux plus. Accepte l’amour même quand tu ne le ressens plus. Même insensibilisé de tout… Laisse-toi faire, mon ange. Continue de croire en l’amour, même quand tu chemines en plein mois doute. Ainsi vont être les prochaines semaines… Alors respire ! Repose-toi. Ralentis. Et continue de faire ce que tu as à faire.

Ne t’enfuis pas de toutes tes rencontres. Accueille comme tu peux les visiteurs intérieurs. Vois comme ils sont le reflet de cette humanité blessée qui t’entoure. Vois comme les thèmes qui te touchent dans « le monde » émanent peut-être, finalement, et peut-être même seulement (si ça se trouve) de « ton monde »…

Ne détourne pas le regard. Même la colère demande asile. Même le ras-le-bol demande asile. Même la sensation de foutage de gueule, de conseils inutiles, d’impuissance totale et absolue, de tyrannie en marche, de monde foutu, d’envie de se casser fissa d’ici, et d’ailleurs…. Asile ! Ces visiteurs sont des migrants qui errent depuis trop longtemps dans notre système nerveux, au long des routes oubliées…

Pour trouver la paix, accueillir tel quel est nécessaire. Pas besoin de commenter. Juste regarder et étreindre avec gentillesse et tendresse, ces enragés du dedans, que tu avais oublié. Comme nous l’avons tous fait.

Ne t’enfuis pas. La période est propice. Grandement. Là réside son plus grand cadeau. Alchimise ton monde glauque patiemment…. Et tu verras. Qui sait ? Peut-être que c’est ainsi, et seulement ainsi, qu’on changera ce monde. En faisant la paix avec tout ce qui est encore brisé en nous.

Alors, mon amour, rassemble ton puzzle perso. Tes fragments d’âme. Tes brisures de toi. Ne jette plus rien. Et sois pour un moment debout et lové dans les pires propositions qui montent en toi. Les espaces ratés, usés, désespérés nous appellent. Comment réussir demain sans incorporer l’échec ? Comment tracer des routes de sens pour demain si l’on refuse l’idée même du désespoir complet ?

Chaque visiteur de cette période de nuit amène avec lui quelque chose. Tu ne le découvriras qu’en accueillant. La nuit profonde du désespoir pour demain, par exemple, cache des trésors. J’y suis actuellement. J’explore, je goûte, et je pleure aussi. Beaucoup. Mais en laissant faire je vois… Une paix monte de cette acceptation radicale que « tout est foutu ». Un calme étrange. Entre le morbide et l’éclat de lumière. Dieu, que la seule version lumineuse me fatiguait, pour le coup ! Ici dormait ma paix. Dans le renoncement. Dans l’abandon des lignes. J’y ai retrouvé le goût du présent détaché de toute autre considération. Puisque plus rien ne compte. Puisque le sens a foutu le camp.

Alors je me laisse bercer par le vent du monde. Je plonge au coeur de cette lunaison de fou qui détricote l’ancien et nous replace pile dans le bon axe.

Ne t’enfuis pas. C’est dans tes ombres que résident les trésors que tu cherches. Tout est déjà là. Dans ce qui t’es apporté en cadeau… Ici et maintenant. Composte le présent, et tu trouveras calme, paix et détachement. La clarté reviendra aussi.

Et le monde, autour, fera moins de bruit.

Prenez soin de vous les amis !

With love,

Gaëlle


B39FFDC4-B176-45AC-8161-264F5F9E5D68

Praticienne en médecines douces, je travaille en soins énergétiques holistiques à distance (pour les personnes, les animaux, et les lieux). Retrouvez-moi sur mon blog « Fortifiez vos ailes », et sur mon site professionnel : http://www.gaelleberny-magnetisme.com/

photo : https://www.pinterest.fr/pin/443745369539196554/

N'hésitez pas à laisser un commentaire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s