Cocooning spécial 2020 : épisode 4

Bonjour à tous !

Suite de cette série d’épisodes consacrée à découvrir comment les danois – avec leur concept du HYGGE – rendent leur vie chaque jour plus douce et confortable… Caracolant ainsi en tête des pays les plus heureux du monde année après année. Cette série vise à partager des clefs, des essentiels, et à proposer ici ou là des transpositions possibles dans la période actuelle de contexte épidémique, et de confinement. Ma base pour rédiger ces articles : le livre de Meik WIKING (Président de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague) intitulé « Le livre du Hygge – mieux vivre, la méthode danoise », FIRST Editions.

***

Que la lumière soit !

Bon. On a parlé chocolat chaud (ou vin chaud, thé, café…) et feu dans la cheminée. Mais il nous faut aller un cran plus loin pour saisir mieux en essence ce que signifie le HYGGE pour les danois. Entrons dans la lumière.

Les danois sont des animaux de nuit. Leur intérieur est ABSOLUMENT tamisé. Toute lumière de type néon (argh, au secours !) ou simplement ampoule trop lumineuse leur arrache la vue. Voici comment Meik Wiking traduit cela :

« Pour avoir une assez bonne idée de ce que donnerait un groupe de vampires laissés en plein soleil, il suffit d’inviter un groupe de Danois à un dîner hygge et de les placer sous un néon fluorescent à 5000 K. Ils vont tout d’abord plisser les yeux et essayer d’inspecter cet engin de torture que vous avez installé au plafond. Puis, alors que le dîner commence, regardez bien comment ils gigotent sur leur chaise, mal à l’aise, se grattant compulsivement, et tentent de réfréner des mouvements oculaires réflexes ».

En fait, ainsi que l’exprime fort bien l’auteur de ce livre, le HYGGE n’est pas seulement une ambiance moelleuse improvisée : elle se distingue justement de l’improvisation par son rang d’art ourlé de précision. Et pour la lumière c’est assez simple : plus la température de la lumière est basse, plus c’est HYGGE.

« Le flash d’un appareil photo c’est environ 5500 Kelvins (K), les tubes fluorescents 5000 K, les lampes incandescentes 3000 K, alors que le coucher du soleil, les flammes d’un feu de cheminée ou d’une bougie, se situent à environ 1800 K. C’est là que le Hygge se niche. »

Et de fait, qui dit « art », dit une certaine monomaniaquerie qui va se développer en corollaire : habitués depuis tout jeunes à des ambiances lumineuses douces, même en plein cœur de l’hiver pourtant bien sombre au Danemark (1 à 2 heures d’ensoleillement les jours les plus courts d’hiver… ça donne à réfléchir comparé à nos latitudes !), et bien les danois recherchent et recréent sans cesse, PARTOUT ces ambiances : les restaurants HYGGE réputés le sont d’abord pour leur ambiance lumineuse étudiée avec soin, les designers danois de lampe conçoivent depuis plusieurs décennies des lampes qui se vendent une fortune mais respectent ce côté tamisé et sans source lumineuse directe qui pique les yeux (voir par exemple les lampes de Poul Henningsen, Arne Jacobsen ou Verner Panton). De fait ces lampes sont souvent d’un chouette design un peu industriel, et diffusent la lumière à la manière des anciennes lampes à pétrole ou des suspensions métalliques des campagnes d’autrefois…

Lampe Louis Poulsen à poser – design ocre.

Comprendre cela c’est avancer un cran supplémentaire dans les terres du HYGGE. A titre d’exemple je viens de passer les 15 jours de vacances scolaires avec mon fils, venu nous rendre visite dans notre tout petit appartement breton. Les soirées étaient amusantes… Nous nous retrouvions à trois collés sur un lit, avec deux petites lampes IKEA diffusant une lumière indirecte et tamisée, et tout le reste de l’appartement obscur… Au début, mon fils allumait la lampe principale, le plafonnier de la pièce. Mais… Soir après soir, j’éteignais ces grosses sources lumineuses. Les premiers temps, il semblait manquer de lumière…Alors on apportait une petit lampe LED d’appoint pour lui, qui lisait des BD. Et au fil des jours, la lampe supplémentaire s’est faite superflue. Et nous nous laissions engloutir tous les trois par ces moments doux, invitant à plus de silence et d’intériorité. Ensemble, mais calmes, pas agités, ni sur-stimulés. Un vrai délicieux plaisir partagé. Goûté de manière évidente par chacun.

L’ambiance lumineuse donc, compte beaucoup. Ce n’est pas seulement « trois bougies et basta ». Il s’agit bien de repenser, en sentant dans nos tripes, l’ambiance de la pièce où nous allons installer l’atmosphère HYGGE. Même dans une cuisine, une simple lumière indirecte, pour préparer la soupe en coupant les légumes tranquillement, comme une méditation bienfaisante, suffira. Une petite musique de fond agréable, ou un podcast agréable à écouter en parallèle, et ce simple moment peut frôler la perfection dans le ressenti intérieur…

Éteignez donc les lumières. Plus souvent. Et plus massivement. Essayez d’autres ambiances, mêlant bougies et sources lumineuses indirectes. Essayez un peu partout. Même au bureau, si vous avez la chance de pouvoir agir sur ce point.

Mais… Je vais manquer de ma dose saine de lumière !

On pourrait penser qu’il nous manquerait, au fil de l’hiver, ce shoot de lumière qui nous préserve des états dépressifs saisonniers et justifie dans notre monde sur-stimulant, de se faire des cures de « luminothérapie ». En Norvège on trouve ainsi des cafés équipés de ces lampes « à effet lumière du jour intense » qui permettent aux gens de boire un café en rechargeant « leurs batteries ».

Mais, me murmure la Nature, avec laquelle je dialogue autour de la santé humaine, ceci n’a en fait pas de réalité. Sauf si nous choisissons d’y croire. L’hiver, c’est l’hiver. La luminosité baisse partout, nos organismes savent s’ajuster. Ce qui cause les états dépressifs saisonniers provient originellement de ce monde qui nous exhorte à être ultra-productifs en entreprise en hiver (période de ralentissement organique et d’hibernation dans la nature…) et à nous « reposer » durant les « vacances estivales », quand nous sommes au sommet de notre vitalité ! Inversions bizarres de cette soi-disant « modernité ».

Rassurez-vous donc, si vous craignez le manque de lumière : en vous promenant régulièrement dehors, en pleine saison froide, vous aurez votre dose suffisante de lumière. Et si elle vous paraît trop faible, optez pour un cycle de quelques mois de méditations à votre façon visant à « augmenter votre soleil intérieur naturel »… Un de mes clients l’a fait, il y a quelques années, de manière assez instinctive. Coureur cycliste chevronné, il a voulu poursuivre sur sa belle lancée estivale en gardant le même rythme au long de l’hiver… Et il s’est mis à pédaler en ressentant le soleil en lui. Et son tonus est resté parfait, il a même commencé à moins manger, pour la même masse musculaire finale, des mois plus tard… Et nous avions identifié ensemble que son organisme avait activé un feu « prânique », c’est-à-dire nourricier. Le soleil intérieur alimentait ses cellules et il avait de moindres besoins d’une alimentation classique, tout en faisant beaucoup de sport. Et lui, se sentait juste merveilleusement mieux, en sortie de cet hiver étonnant.

La lumière donc, n’est pas qu’une ambiance extérieure. C’est aussi un état d’être intérieur qui se diffuse dans notre corps, vitalise notre corps et nos cellules, et nourrit notre sensation de contentement.

A vous de jouer, donc maintenant !

Quelles ambiances chez vous pourraient être revues, en douceur, vers un éclairage plus soft ? Ces cocons plus tamisés vous mettent-ils à l’aise ou bien cela vous angoisse-t-il ? Et dans ce cas, comment pouvez-vous vous occuper en douceur de cette anxiété ?

Si vous ronronnez déjà comme un gros chat dans ces ambiances feutrées, parvenez-vous à en goûter toutes les subtilités ? Que vous procurent ces moments plus tamisés, plus doux dans l’ambiance lumineuse ? Une marche au coucher du soleil, un repas aux chandelles, une partie de Mémory devant un feu de cheminée… Qu’est-ce qui change en vous dans ces moments-là ?

(A suivre…)

With love,

Gaëlle


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Praticienne en médecines douces, je travaille en soins énergétiques holistiques à distance (pour les personnes, les animaux, et les lieux). Retrouvez-moi sur mon blog « Fortifiez vos ailes », et sur mon site professionnel : http://www.gaelleberny-magnetisme.com/

(photos : pinterest)


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