Décryptage avec la Nature sur le thème du silence

oceanBonjour à tous !

Un petit blog co-écrit avec la Nature aujourd’hui, fruit d’un échange autour d’un livre. « Quelques grammes de silence » du norvégien Erling Kagge (Flammarion) m’est tombé dans les mains un jour de balade à la Fnac. J’ai aimé la promesse « résistez aux bruits du monde » à cet instant où je me sentais envahie par le bruit de tous ces dos de livres, rayons après rayons, qui semblaient hurler de l’information partout dans le magasin à tue-tête, alors que mon âme n’avait juste besoin de rien.

J’ai lu par étapes ce petit livre. L’auteur est éditeur en Norvège mais également explorateur des zones glacées du globe. Son pari ? Parvenir à nous partager au travers de chapitres cours et d’anecdotes ce qu’est le véritable silence. Y parvient-il ? C’est l’objet de la discussion de ce matin avec la Nature…

J’ai touché pour ma part dans cette lecture des trouées de silence, car certains exemples pointent effectivement en essence vers ce silence immense qui nous environne et nous baigne à chaque instant. Mais ces trouées sont enveloppées du bruit mental de l’auteur aussi. J’ai trouvé que cela ne valait pas la poésie profonde engloutie de silence d’un Christian Bobin, qui lui, a eu une enfance enclose totalement baignée du silence à l’état brut. Erling Kagge, lui, cherche encore ce dont il parle.

Nous vous partageons ici deux extraits que la Nature a eu envie de souligner, au regard de notre activité commune en soins énergétiques holistiques. Petit sentier de découverte.

Extrait n°1 :

« En général les intros dans la musique populaire d’aujourd’hui sont assez douces, puis la chanson monte en puissance vers ce qu’on appelle le drop. C’est souvent là qu’interviennent la batterie et le thème principal de la chanson. « We’re like diamonds in the sky ». Petit à petit, l’ensemble redevient plus silencieux et le cycle se répète. C’est comme tout dans la vie : pour mettre en valeur quelque chose, il est bon d’introduire une pause avant ou après.

Car le cerveau aime les contrastes. Il se réveille quand l’image sonore se modifie, et se rendort dès qu’elle devient monotone. »

Mon équipe de travail souscrit-elle à cette description ? Non. Voici son commentaire :

« Un autre regard  nous semblerait plus juste ici. L’auteur est pris dans une programmation intérieure décrétant que le silence génère une intense activité neuronale. Il la juge d’ailleurs « positive » un peu plus loin. De notre point de vue, ceci est une erreur. Le silence primordial n’est pas sensé générer, à l’origine, d’intense activité neuronale chez l’être humain. Ce sont là les effets de conditionnements successifs, individuels et collectifs qui finissent par amener le corps à fonctionner de la sorte. Tout cela peut être simplement questionné, et défait selon nous. Ces schèmes ne sont pas bénéfiques. Ils altèrent grandement le rapport au silence de l’âme. Goûter le silence devrait être savoureux, et non fatiguant pour le corps. En relâchant ces schèmes malsains, vous aussi pourriez goûter peu à peu à une qualité de silence pleine, tranquille, sans activité neuronale excessive.

De notre point de vue, c’est précisément cette saturation mentale qui entraîne les humains vers une course sans fin dans les bruits de toutes sortes. Vous fuyez cet état silencieux car il est associé à des biais neurologiques. Défaites ces biais et recouvrez votre liberté. Ceci est affaire de patience et de choix. Nous vous servons ici de panneau indicateur. »

*****

Extrait n°2 :

« A l’autre extrémité de New-York, là où le soleil ne brille jamais, Steve et moi avons trouvé un autre monde. La structure des tunnels est un organisme vivant qui reflète la vie au-dessus du bitume : des tunnels se construisent, se prolongent, changent de direction, de nouvelles maisons érigent leurs fondations, de vieux systèmes de canalisation sont reliés aux nouveaux et le sol souterrain change – tout cela sans qu’on le sache. C’est un monde inconnu non seulement pour les habitants, mais aussi pour Google Earth. Si Manhattan pivotait sur 180°, l’île aurait ressemblé à cette terre sauvage créée par l’homme que nous étions en train de traverser. Une terre sauvage créée uniquement pour sa fonctionnalité, pas pour l’esthétique. Pourtant elle n’est pas dépourvue de beauté ; mais c’est une beauté en négatif, à la lumière de tout ce qu’elle n’offre pas. L’air frais n’y circule pas, les couleurs ne sont que des variations de gris et de marron, il n’y a jamais de silence et l’on voit à peine devant soi. C’est précisément en cela que réside la beauté, même si elle n’est pas facile à distinguer au premier coup d’œil. »

Est-ce que mon équipe souscrit là encore à ce propos ? Non, une nouvelle fois. Voici son commentaire :

« Faisons un parallèle pour mettre en lumière l’énergie dans laquelle l’auteur écrit ces lignes. Revenons au livre sur le Hygge (de Meik Wiking) avec cette phrase, page 216 : « à vélo, en faisant les allers-retours entre son domicile et son lieu de travail dans le froid, l’humidité, et l’obscurité la plus complète, on se demande vraiment pourquoi quelqu’un s’est dit un jour que ce serait une bonne idée de s’installer au Danemark ». Dans cette phrase, Meik Wiking, qui savoure quotidiennement les délices d’une attitude « hyggelig » à la danoise, a une conscience juste de l’impact du climat en plein hiver sur le corps des cyclistes : cela crée des douleurs en pleine poitrine, et il n’y a là aucun confort acceptable.

Dans l’extrait choisi ici, Erling Kagge tente de nous emmener à l’opposé : il prétend voir de la beauté dans l’absence de beauté. Il prétend savourer un moment qui est à l’opposé des forces de vie. Pour nous, il y a là un biais d’ordre masochiste : s’entraîner à aimer la laideur du monde, ses dérives, la façon dont elle abîme les sols, en tentant d’y voir « malgré tout du positif » est aberrant pour les consciences issues de la Nature. C’est un peu comme ces films type « Star Wars : le réveil de la force » ou encore « les gardiens de la galaxie » où l’homme met en scène des planètes-poubelles ou désertiques (presque dépourvues de forces vitales) comme étant des lieux de vie « acceptables » où se développent des logiques du vivant dégradées.

Ne vous accoutumez pas trop facilement à ces images dégradées du vivant, car elles imprègnent votre psychisme, au point de vous faire prendre de la souffrance ou des situations dégradées en termes de force vitale pour des situations bénéfiques. Vous valez infiniment mieux que cela, en tant que créateur de vie ! Nous œuvrons à l’aune de l’énergie d’amour, et si nous, dans la Nature, savons composer avec des situations abîmées, nous savons aussi qu’elles ne sont pas bonnes, ni acceptables. Nous conservons un regard lucide, conscient de la dégradation. C’est la voie pour ré-ouvrir le chemin à des actes d’amour plus puissants, le moment venu. S’habituer en tentant de se leurrer sur l’aspect « acceptable » de ce qui ne l’est pas, n’est pas une attitude saine. Pourtant, elle est bien répandue dans le monde humain actuel, et il vous faudra veiller, chacun en votre for intérieur, à garder de la clarté dans votre vision des choses, sans tomber dans le désespoir pour autant.

Nous pouvons vous aider à équilibrer ces forces en vous. Elles vous donneront une meilleure qualité de patience, sans altérer la vision d’un monde en cours de dégradation pour autant. Vous pourrez alors connecter en vous avec les forces de vie primitives saines, et maintenir un intérêt pour la véritable beauté du vivant, source de vie, aussi. »

Voilà pour ce petit détour matinal. Nous vous parlerons prochainement d’un autre livre, hautement inspirant celui-là ! D’ici là, prenez soin de vous, infiniment, en gardant le regard sur l’horizon de ce qui réveille la vie en vous !

Gaëlle & la Nature.


gberny-2017-2Praticienne en médecines douces, je travaille en magnétisme aux côtés des intelligences de la Nature. Retrouvez-moi sur mon blog « Fortifiez vos ailes », sur mon site professionnel : http://www.gaelleberny-magnetisme.com/ et également sur le site du programme Tourne-Soleil : http://www.tourne-soleil.com


(photo :  https://www.pinterest.fr/pin/AcZ2TsyV_Off0_3f4K5UMP0fvHHPYl6DIaVQ8FpRhQZhutsFMeiTQ40/)

 

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