De la lenteur et du non-savoir

Bonjour à tous !

Voilà quelques temps que je n’étais point venue au clavier… Déjà presque une semaine que je mâchouille cet article, mais impossible de m’y mettre. Pourquoi ?

Et bien… D’abord parce que la période est étonnamment lourde, vous ne trouvez pas ? Tous mes clients se plaignent d’une grande lourdeur actuellement. Et elle semble bien collective. Nos corps sont comme enlisés, freinés. Scotchés à la Terre. Plus lents pour tout. Au point qu’il nous faut davantage arbitrer actuellement, entre deux tâches : nous n’avons pas la même énergie qu’il y a 2 ou 3 ans. Ce frein dans l’énergie vitale collective nous oblige à peser nos élans, à engager à bon escient notre énergie. Et dans le fond, ce n’est pas plus mal.

L’autre chose que je constate depuis plusieurs mois c’est une plus grande illisibilité de nos processus intérieurs. Je le vois pour moi, qui pourtant dispose de tous les outils intuitifs pour obtenir de l’info sur ce que je vis… Et bien les infos depuis des mois ne me servent, dans le fond, à rien. Les pesanteurs, les décristallisations émotionnelles par vagues, tout cela se poursuit tranquille, et ne se stabilise pas vraiment. Sauf peut-être dans le mouvement d’une acceptation de fond, plus lente à émerger, de type « je ne pige rien, mais finalement, ça va, la vie suit son cours. »

Laisser faire, donc. Et surtout se laisser faire.

Chez mes clients, même parfois assez jeunes, je vois des humains confrontés à cette plongée dans ce que j’appelle « l’espace du mystère » : on n’a pas les solutions à nos maux. Pas les réponses précises. Et on doit accepter cela, et vivre ainsi. Continuer à cheminer, cherchant ou lâchant, mais vivant au milieu d’incertitudes croissantes. Des non-réponses avec lesquelles il nous faut vivre. Voilà la drôle de période que nous traversons actuellement : lâcher ce foutu besoin de comprendre et d’expliquer tout. Pour nous rendre compte qu’en réalité, on est souvent flippé d’habiter en nous cet endroit du « non-savoir », ce lieu d’ignorance où la vie se poursuit, pourtant, mais sans l’intelligence du savoir conscient. Découvrir cet endroit, fait juste du bien. L’apprivoiser agrandit notre territoire intérieur. Je ne peux que vous y inviter !

Quelle libération de lâcher toutes ces explications pseudos-spirituelles qui nous tombent dessus par pack de 12 sans jamais, finalement, nous apaiser en profondeur… J’ai choisi de me rendre à l’évidence : si une info ne m’apporte pas de la détente, ou un déclic, alors elle est inutile. Aucun besoin de connaître les dessous de l’univers. J’en sais assez pour naviguer dans ce monde, et stabiliser mon énergie au fil des mois, avec l’aide appropriée, celle du vivant. Et il bosse en silence, le vivant, le plus souvent !

Nos énergies mentales sont en bout de course. Après presque 2 ans de toute cette panique mondiale autour du Covid, nous sommes usés de réfléchir à toutes les conséquences et implications de cette pandémie. Nous sommes usés d’avoir eu peur sans parvenir à voir clair. Bonne nouvelle : on peut tout lâcher car la paix passera probablement davantage par cette reddition dans le non-savoir que par une énième info de plus. Oui, nous pouvons apprendre à nous détendre dans cet espace du « je n’en sais rien ». A être OK avec cela. Pas en danger, mais sécure. A nous sentir entier quand on ne sait pas. Car… Lorsque JE ne sais pas, c’est l’univers tout entier qui sait pour moi. Et je peux permettre que les choses se déroulent sans mon précieux petit savoir.

Etrangement, se rendre au silence nous réouvre des horizons. On gagne en espace mental. En clarté. Et les quelques infos qui viennent, plus sporadiquement, sont plus justes pour nous, et souvent plus simples aussi.

Pour voir clair, nous avons besoin de silence. De nous taire. De faire taire notre assoiffé de savoir en nous aussi. Et d’oser voir combien nous sommes VIVANTS quand nous ne nous occupons plus de SAVOIR ! Être « sans tête » comme le disait cet auteur* dont j’ai oublié le nom, là tout de suite (haha ! pas besoin de cette info dans l’instant ! OK, ça me va…)

Vous sentez le mouvement, l’invitation ?

Lenteur, et silence. Plus de simplicité. Dans nos gestes. Dans nos paroles. Dans ce mental qui vadrouille. Pour redécouvrir et goûter mieux le senti. L’écoute tranquille. Ce que les japonais nomment le CHOWA : « lire l’air, ce qui est dit, et ce qui ne l’est pas ». Juste par le senti. Puis lâcher. Pour revenir à un mental clarifié. Plus serein.

Nous en avons grandement besoin après le tumulte de 2020…

Prenez soin de vous les amis.

With love,

Gaëlle

*Douglas Harding ! 😉


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Praticienne en médecines douces, je travaille en soins énergétiques holistiques à distance (pour les personnes, les animaux, et les lieux). Retrouvez-moi sur mon blog « Fortifiez vos ailes », et sur mon site professionnel : http://www.gaelleberny-magnetisme.com/

(photos : pinterest)

2 réflexions sur “De la lenteur et du non-savoir

  1. Merci Gaëlle pour cet article 🙂
    Je me retrouve complètement dans ce que vous dites, lenteur, silence, lâcher prise, sentiment d’être un peu perdue et sans repères … Et en même temps, savoir jouir de cet état pour s’approfondir et s’ancrer dans on ne sait pas encore quoi. Laisser venir. « Le bonheur ne se trouve pas avec effort et volonté, mais il réside là, tout proche, dans la détente et l’abandon » ( poème bouddhiste)

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